Le Réseau Corneille de Ken Follett

Un roman d’aventures aussi passionnant qu’un polar

Le Réseau Corneille

Le mardi 23 mars 2004 par Sheherazade

Durant la seconde guerre mondiale, 50 femmes furent envoyées par le SOE (Special Operations Executive) en France pour lutter contre les Nazis aux côtés de la Résistance. Seulement 30 d’entre elles survécurent. Basé sur ce fait réel, Ken Follett a construit un roman d’aventures absolument palpitant, rendant ainsi hommage à ces femmes valeureuses qui n’ont même pas eu droit à une décoration par la Couronne, alors que leurs alter-ego masculins furent couverts de médailles.

Félicity Clairet - Flick pour les intimes - est envoyée auprès de la résistance française pour tenter de détruire le poste de télécommunications des nazis dans le château de Sainte-Cécile, près de Reims. Nous sommes à 8 jours du débarquement et la destruction de ce système sera de grande utilité le Jour J. Malheureusement l’attentat échoue et Flick se retrouve à Londres, alors que son marie Michel est blessé et le groupe de résistants fait prisonnier par Dieter Franck, un nazi proche de Rommel et dont les méthodes de torture sont particulièrement efficaces.

Flick a un "Plan B", qui n’est d’ailleurs nullement approuvé par les bureaucrates du MI6, mais son chemin croise celui de Paul Chancellor, un Américain proche du général Montgoméry. Le plan de Flick est très simple : détruire le réseau des télécommunications nazies de l’intérieur plutôt que des attaques faites par la résistance.

Pour cela, il suffit de réunir un groupe de femmes aussi déterminées et bien entraînées par le SOE. Déguisées en femmes de ménage ou téléphonistes, elles pourraient infiltrer le château de Sainte-Cécile et détruire le QG allemand.

Finalement, Flick, Diane, Maude, Ruby, Denise et Greta seront envoyées en France occupée pour réaliser ce plan audacieux de la dernière chance. Leur nom de code : le réseau Corneille (Jackdaws en anglais). La course contre le temps devient également pour le nazi Dieter Franck une affaire personnelle ; Flick est devenue sa bête noire obsessionnelle.

Le rythme de ce roman est tellement soutenu qu’à aucun moment on a envie de le lâcher ; on a à peine le temps de récupérer d’un rebondissement qu’un autre surgit aussitôt.

L’ambiance du roman a été comparée par certains critiques aux Canons de Navaronne ou même une version féminine des Douze Salopards. Croyez-moi sur parole, on ne s’ennuie pas une seconde.


  • > Le Réseau Corneille  16 février 2005, par Dadoo

    J’ai enfin trouvé le temps de le lire et je dois dire qu’il est conforme à ton commentaire Bastet : enlevé et passionné.

    Par contre dans ma traduction l’héroïne s’appelle Betty il me semble et pas Felicity... ou alors ma mémoire me joue des tours (ce qui est tout à fait possible)


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    • > Le Réseau Corneille 16 février 2005, par bastet
      tu as raison, dadoo, dans la version FR, Felicity est devenue Betty .... quand je le disais que "traduction = trahison" ...LOL
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  • > Le Réseau Corneille  14 septembre 2004, par bacmanparis
    je suis un passionné d’Histoire et principalement sur la 2 eme guerre mondiale, j’en suis même pointilleux. Cela dit, j’ai acheté ce livre au hasard en attendant un train, je ne suis pas attiré par les romans en général mais j’ai été trés agreablement surpris par la réalité plausible des choses, le sens du détail, tout en étant contient du côté romanesque. Bravo Bacmanparis
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  • > Le Réseau Corneille  23 mars 2004, par Dadoo
    Effectivement ça a l’air bien ! C’est vrai que Ken Follet a un réel talent pour ces histoires à mi chemin entre l’aventure et l’espionnage.
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    • > Le Réseau Corneille 19 août 2004, par jean_luc
      et bien non, ça ne l’est pas ! cette histoire est beaucoup trop rocambolesque à mon goût pour être plausible. ça ressemble à un scénario féminisé de film de guerre américain , la réalité était certainement moins spectaculaire.
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      • > Le Réseau Corneille 20 août 2004, par bastet
        moins spectaculaire, plus sordide, plus dramatique, plus dure, bref "plus tout" - mais faut-il toujours que tout ressemble à la réalité ?
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