Le Pingouin de Andreï Kourkov
Le Pingouin, ou comment voir la vie en noir et blanc

Le jeudi 3 mai 2001 par doud
Quand l’Ukraine n’est plus l’URSS, que le dollard devient la monnaie officielle et les coups de feu monnaie courante, le seul moyen de moins broyer du noir est peut-être d’adopter un pingouin...
C’est ce qu’a fait le narrateur, écrivain de notices nécrologiques sur les vivants, mais qui commence à s’inquiéter lorsqu’on lui demande d’amener son animal à leurs enterrements...
Un roman plutôt classique sous fond de Mafia et d’hiver, jusqu’à ce que le printemps arrive sous les traits d’une petite fille de 5 ans.
- Re : Le Pingouin, ou comment voir la vie en noir et blanc
21 mai 2001
Ce qui est particulièrement intéressant c’est de voir l’ex URSS complètement désorganisée, zone de non droit violente au travers d’un anti héros qui ressemble assez à L’Etranger de Camus.
On retrouve les mêmes réactions blasées mais dans un contexte extrémement violent : les dollars coulent à flots, les balles fusent et les protecteurs mafieux interviennent dans la vie de tous les jours.
On retrouve aussi une certaine candeur face aux événements quels qu’ils soient : une relation amoureuse plate et sensuelle, des amis quasi-transparents et la foule qui juge le héros incompris.
Enfin on retouve le style de Camus sans fioritures et tout en simplicité.
Répondre à ce message

