Le Jardin de Badalpour de Kenizé Mourad

Le samedi 8 avril 2006
Texte savoureux qui nous emmène sur les pas d’une quête identitaire. Nous y avons apprécié le va et vient constant que la narratrice opère entre une autobiographie dûment remplie de détails qui ont peuplé une vie et un roman où la verve poétique le dispute à une haute maîtrise du verbe français.
Nous y ressentons en accompagnant la narratrice dans son cheminement dédalesque l’humanisme d’une grande dame chez qui les cloisons des appartenances éthniques et confesionnelles ont cédé devant la reconnaisance généreuse de la différence qui fait la richesse de l’Autre.
Après avoir lu "De la part de la princesse morte" nous remercions encore une fois Kenizé Mourad de nous faire partager ses angoisses et ses joies. Désormais Selma et Amir ne sont plus ses parents à elle seule. Ces êtres dont elle a su nous communiquer la singularité mais tout autant l’universalité nous appartiennent aussi nous les avons adoptés et aimés. Si l’auteur a cherché à les recréer pour les faire revivre l’espace d’une lecture elle a aussi réussi avec brio à les inscrire sur le registre des personnages illustres du patrimoine universel.
Fatiha Bennani

