Le Fond de l’impasse de Frances Fyfield

Le Fond de l’impasse

Le vendredi 7 mai 2004 par Sheherazade

Deux soeurs, l’une aimée de tous, l’autre faisant tout pour se faire détester. Lorsque la plus aimée meurt, l’aînée n’arrive plus à vivre avec son sentiment de culpabilité.

Emma Davey, aux dires de tous, était presque une sainte ; ravissante, pleine de grâce et de gentillesse, aimant tout le monde (même trop de monde selon son époux) et s’occupant de tous les canards boiteux possibles. Elizabeth Kennedy, sa soeur, ex-policier, s’est toujours considérée comme laide à côté de son parangon de vertu de soeur et a tout fait pour être rejetée par les autres. Lorsqu’Emma est brutalement assassinée chez elle, Elisabeth a cru tenir le coupable, a obligé cet assassin présumé à passer aux aveux mais après son suicide, elle a été mise à l’écart. Son seul ami est un photographe, Joe Maxell, photographe.

Elle s’est réfugiée chez sa mère dans la villa familiale au bord de la mer et a été, à son tour, victime d’une agression atroce. Pourtant, la vie dans ce cadre si joli ne lui convient nullement, et ce malgré l’affection qu’elle porte à son neveu. En ce qui concerne sa mère, c’est autre chose et ne parlons pas de sa locataire, Caroline Smythe, responsable d’un club de rencontres.

Pour Elisabeth, persuadée de sa laideur autant intérieure qu’extérieure, rien de tel que Londres et son appartement situé dans la tour d’une vieille église. Pourtant elle continue à tenter de prouver que celui qu’elle considérait comme le meurtrier de sa soeur était le vrai coupable, mais un autre crime aussi sordide et brutal va la faire réfléchir et elle se met en quête de la vérité, avec l’aide du photographe.

Pas très drôle comme livre ; on n’est pas totalement dans le sordide cher à Patricia Cromwell, mais nous n’en sommes pas très loin. L’acharnement d’Elisabeth à prouver au monde entier et au lecteur en particulier à quel point elle est déplaisante met franchement mal à l’aise. Cependant elle n’est pas le seul personnage de ce roman à être désagréable ; personnellement je n’en ai pas trouvé un pour rattraper les autres !

Frances Fyfield, de son vrai nom Frances Hegarty, a d’abord entrepris une formation de notaire à l’université de Newcastle qu’elle a abandonnée et s’est alors lancée dans une série de petits boulots tels vendeuse, cuisinière et habilleuse de théâtre, avant de reprendre des études de droit et de devenir substitut de procureur. Elle s’est mise à écrire en 1988 et est l’auteur de plus d’une dizaine de romans policiers. J’espère que les autres romans contiennent plus d’humour que "Blind date" (Le fond de l’impasse).