Le Firman de Stefani Sen Senar

Le Firman

Le samedi 11 mars 2006 par Fertine

Péla, une jeune Française, étudiante en balkanologie à Paris, part pour Istanbul à la recherche de l’assassin de ses parents (son père était un diplomate français réputé). Mais le train, en raison d’abondantes chutes de neige, l’emmène en Macédoine. La jeune femme se retrouve alors dans un pays où elle découvre ses propres racines et les évènements qui ont marqué l’histoire des Balkans.

En effet, elle possède un mystérieux firman, roulé dans un étui, qui se transmet, de génération en génération, dans sa famille depuis l’arrivée en France, au début du 20ème siècle, de sa trisaïeule macédonienne, Frossa Bélakoulakovska. Péla ignore que ce document a un pouvoir magique qui intéresse Djézéli, le diplomate turc qui a tué ses parents et qui rêve de rendre sa gloire à l’Empire ottoman.

Alors que Péla a perdu tout espoir de le retrouver, sa vie paisible au bord du lac d’Ohrid est perturbée par des évènements étranges : des champignons dorés, enfouis dans une cave, rendent fous ceux qui les voient ; les eaux du lac se déchaînent ; la lune se colore et grossit ; des hommes barbus, vêtus en noir, apparaissent dans la ville...

Une poursuite mortelle s’engage où le réel et l’imaginaire finiront par se confondre.


  • Un excellent premier roman   25 mars 2006, par kalliope
    Il est rare de nos jours de trouver dans la littérature européenne de véritables oeuvres romanesques. Le Firman de Stefani Sen Senar est pour moi une véritable découverte. Je pense que cette jeune romancière française, d’origine macédonienne par sa mère, représente une exception et cela pour plusieurs raisons : son écriture est singulière et d’une rare élégance, l’intrigue, bien que complexe, est parfaitement bien menée, la description des paysages et du jeu entre le soleil et la lune si bien faite que vous vous y perdez...tant le réel et l’imaginaire s’entremêlent. Vous êtes captivés d’un bout à l’autre et, à la fin, vous vous dites : J’aimerais tant que l’histoire de la jeune Péla continue. Dans sa préface Predrag Matvejevitch, un des plus grands esprits de l’Europe, écrit : « Le Firman de Stefani Sen Senar apporte bien plus qu’une surprise dans notre littérature européenne : un certain espoir. »
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    • Un auteur à suivre  30 août 2006, par katarina

      J’ai passé quelques jours magnifiques en lisant Le Firman de Stefani Sen Senar. Me voilà réconciliée avec la littérature française grâce à cette jeune romancière qui nous vient d’ailleurs. En consultant son site (superbe !) j’ai constaté qu’elle est également l’auteur d’un récit : "Racines barbares", publié en traduction en Macédoine. J’aimerais savoir si ce récit est publié en France.

      Katarina


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