Le Fils du songe de Valerio Manfredi

Alexandre le Grand, tome 1

Le Fils du songe

Le samedi 4 septembre 2004 par Dadoo

Le premier tome de la trilogie de Manfredi dédiée à Alexandre le grand nous montre la jeunesse macédonienne du héros mythologique. Entre un père royal, tendre et autoritaire à la fois et une mère sensuelle avec une certaine odeur de soufre.

Né sous les meilleures auspices, Alexandre traverse la jeunesse et l’adolescence avec honneur et fierté, profitant des enseignement militaires de son père et universitaire d’un certain aristote.

A la moindre occasion il montre à la face du monde qu’un destin exceptionnel l’attend, notamment quand il dresse avec une facilité déconcertante un cheval impressionnant : Bucéphale.

Son charisme attire autour de lui de nombreux fidèles qui vont l’accompagner dans le court conflit avec son père et qui vont l’aider à installer son trône à la mort de ce dernier.

Valerio Manfredi nous montre surtout dans ce tome le rève de Philippe, le père d’Alexandre : être reconnu comme le leader des villes grecques indépendantes et partir à la conquète de l’asie, dominée par les perses. Le travail à accomplir est important car les macédoniens ne sont rien moins que des barbares pour les fiers citoyens d’Athènes et de Thèbes.

A la fin de ce premier tome, tout est en place pour qu’Alexandre parte à la conquète de l’Orient...

Un autre article de MaBibliothèque.Net a été écrit sur ce livre : Le Fils du songe

Votre avis sur ce livre

Note : (20 votes)


  • > Le Fils du songe  24 février 2005, par bastet

    j’ai donc terminé ce premier volet de la vie d’Alexandre, dont je me demande encore et toujours pourquoi on l’a surnommé "Le Grand". Où est la grandeur en massacrant une ville entière "pour l’exemple" ? "Grand" parce qu’avant tout le monde il ait voulu construire un énorme empire ? On aurait plutôt dû le surnommer "Alexandre, le premier mégalo", il sera suivi de près par Jules César et quelques autres, parmi lesquels Napoléon.

    Alexandre était bien le digne fils de son mégalomane et soudard de père ; je trouve que le premier tome raconte bien aussi l’ambiguité de ses sentiments filiaux, partagé entre l’amour et l’admiration pour son père, et la tendresse d’un fils pour sa mère.

    Il faudrait aussi cesser de considérer Olympias comme l’instigatrice du meurtre de Philippe de Macédoine, ce n’est tout de même pas elle qui a guidé le poignard de Pausanias, l’un des nombreux amants délaissés de son mari (amants dans le sens large, puisque ce sont les relations hors mariage, tant féminines que masculines, du roi de Macédoine qui lui valurent le mépris de son épouse).

    Mais je comprends désormais pourquoi on surnomme Manfredi le "Dumas italien" ; son style est vivant, la documentation historique formidable ce qui est logique puisqu’il fut historien avant d’être écrivain.

    Vraiment, une trilogie à découvrir, je passe au deuxième chapitre, je sens que cela va se gâter. En tous les cas, si je n’avais eu le livre sur ma table de chevet avant de lire ton résumé, je me serais précipitée pour l’acheter car tu m’avais réellement donné envie de le lire.


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  • > Le Fils du songe  17 février 2005, par bastet

    je suis plongée, avec délice, dans cette version romancée de la vie du grand Alexandre, dictateur et mégalomane quoique l’on en dise avec admiration - un conquérant est forcément un dictateur en puissance, que cela plaise ou non aux admirateurs d’Alexandre dont la beauté et l’intelligence étaient célèbres.

    Je n’irais pas jusqu’à parler d’ "odeur de souffre" quant aux relations avec sa mère, je pense que les idées de grandeur ont été plantées dans le cerveau d’Alexandre tant par Olympias que par Philippe de Macédoine - c’était en tout cas une jeune femme intelligente, ambitieuse, mariée hélas à un soudard peu intéressé par les choses de l’esprit, mais lui-même grand stratège et désireux de réunir toutes les petites royautés grecques, méprisées par Athènes et sa république d’intellos.

    Un excellent moment de lecture et je dois dire que l’écriture italienne de Manfredi est superbe - pas facile mais vraiment très belle.


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  • > Le Fils du songe  4 septembre 2004, par bastet
    valerio manfredi est considéré comme le "dumas italien", il a écrit une intéressante version de la guerre de troie, paraît-il.
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