Le Feu vagabond de Guy Gavriel Kay

La tapisserie de Fionavar - tome 2

Le Feu vagabond

Le mardi 11 octobre 2005 par Mario_Heimburger

On poursuit ce condensé de mythe avec un tome 2 qui ne réserve évidemment plus la suprise du premier mais arrive à maintenir plusieurs des qualités du précedent de la série : la trame subtilement tissée d’une épopée mythologique exemplaire.

Exemplaire car une fois de plus, un grand pannel de légendes a été utilisé pour faire évoluer une lutte du bien contre le mal archétypale. Exemplaire car on continue à frémir quand bien même on connaît déjà toutes les histoires contées ici. Mais ce n’est pas si simple de faire une synthèse, et Kay y arrive vraiment bien.

Ici aussi, on trouve le lot de surprises, de sacrifices, de fraternités et d’amitiés conflictuelles, d’amours impossibles ou simplement difficiles, de décisions difficiles à prendre. Bref, tout ce qui fait le tissu des plus grandes sagas. La différence tient sans doute dans la densité : pas de temps morts, tout est lié. La tapisserie de Fionavar mérite bien son nom.

Mais j’ignore si c’est parce que j’ai été contraint de faire une pause de deux semaines au milieu du livre ou si l’impression est justifiée : j’ai trouvé ce tome 2 un peu moins bien équilibré. Certaines révélations ne me semblent pas suffisamment préparées, provoquant chez le lecteur une impression de Deus Ex Machina un peu forte. Mais après tout, c’est aussi ça l’essence du conte : trouver les moyens de le poursuivre même quand cela semble impossible. Simplement, dans le premier tome, les choses s’enchaînaient plus souplement.

Mais baste ! Pas la peine de bouder son plaisir ! Cela reste une grande saga, et j’espère que le troisième tome sera à la hauteur. Dans tous les cas, on préssent déjà certaines situations et je frémis d’impatience de savoir comment les noeuds inextricables de la trame seront liés en un motif harmonieux.