Le Dernier Soupir du Maure de Salman Rushdie

Le Dernier Soupir du Maure

Le lundi 26 janvier 2004

Sur plusieurs sites parlant de l’œuvre de salman rushdie, je ne trouve pas de trace de ce roman. Pourtant il est extraordinaire, les personnages sont magnifiques. C’est vrai que ses romans sont difficile à lire...

Je conseille ce livre, le départ est captivant, par contre il y a un cap difficile à passer dans le milieu du livre, mais ça vaut le coup.

VAL.

Présentation

Le jour de la fête de Ganesh, Aurora Zogoïby danse pour défier des dieux auxquels elle ne croit pas. Peintre célébré, femme aux dimensions formidables, Aurora exècre la foule qui s’adonne au culte superstitieux du dieu éléphant. Sa danse est donc un geste de suprême dédain. Mais la foule se méprend et la vénère. Irréversiblement, elle est au centre des choses. Y compris de la vie de son fils Moraes.

Le roman suit exactement le même schéma narratif que Les Enfants de minuit : à l’aube de sa mort, le narrateur se lance sur un rythme effréné dans le récit de sa vie, commençant à la jeunesse de ses grands-parents pour arriver, essoufflé, au moment où il prend la plume. Même festin d’images, même réalisme magique, même sensualité, si ce n’est que le poivre a remplacé le chutney comme moteur du souvenir.

Pourtant, il existe une différence marquée entre le roman de 1980 et celui de 1996 : Le Dernier Soupir du Maure se pose plus ouvertement comme la quête d’un centre identitaire. Moins morbide, ce roman semble suggérer que le centre nécessaire à l’enracinement du héros pourrait bien se trouver dans l’addition des figures féminines qu’il a croisées. Centre éclaté donc, mais centre tout de même