Le Défilé de Anne Michel

Le Défilé

Le jeudi 28 juin 2007 par shabert

Le Défilé où l’histoire d’un photographe, Franz, convié dans une ville lointaine à un défilé de mode. Dès son arrivée il plonge dans un monde où se mêlent beauté pure présentée sur scène et la réalité dangereuse et cruelle qu’elle recouvre.

Fasciné par Paul, qui tient sous sa coupe les notables et les habitants de la ville qu’il dirige d’une main de fer, il flotte avec indolence et peut-être complicité avec le crime sous l’œil de l’énigmatique Miss Moon.

Un très beau roman noir à l’écriture nerveuse et limpide dont la grande puissance d’incarnation révèle la fragilité ou la noirceur des êtres. Une fiction qui nous offre diversion, plaisir, frissons, nous éblouit et nous bouscule.

Editions In Octavo

Présentation de l’éditeur

" Vous n’avez pas d’yeux pour voir hein ! Pas d’oreilles pour entendre, pas d’opinion. Vous êtes un foutu crétin ! Si j’étais à votre place, lâcha-t-il en avalant le fond de son gin sans me quitter du regard, je prendrais Miss Moon sous le bras et je foutrais le camp avant qu’il ne soit trop tard." Sous la féerie d’un spectacle mêlant défilés de mode, peinture et musique, œuvrent en silence des forces obscures. Ce nouveau récit d’Anne Michel confirme le talent qu’elle possède d’évoluer librement dans la fiction pour démonter les rouages les plus infimes de notre société sans porter aucun jugement moral. Son écriture nous entraîne dans un univers de beauté, de trouble et de frissons, de peur comme de plaisir équivoque. S’y dévoilent la fragilité ou la noirceur des âmes et l’absurdité de la condition humaine. Un vrai roman noir comme on les aime. Du jardin fleuri de son enfance à la luxuriance de l’Afrique noire, Anne Michel a engrangé souvenirs et émotions en découvrant des lieux et des paysages. De nature rebelle, elle fait preuve d’une insubordination chronique envers tout ce qui entrave la liberté des corps, de l’esprit ou du désir. De par sa faculté à créer des personnages qui inquiètent et qui séduisent elle excelle à rendre l’atmosphère oppressante que créent les sentiments ambigus aussi bien qu’à peindre, au cœur des ténèbres, le portrait de créatures plus lumineuses.