Le Ciel de la Kolyma de Eugenia S. Guinzbourg

Le Ciel de la Kolyma

Le mercredi 4 septembre 2002 par catherinem

La suite du Vertige présente la douloureuse avancée vers la liberté surveillée puis la réhabilitation. Mais c’est aussi l’histoire d’un amour profond né au plus profond de l’enfer et les retrouvailles avec un fils survivant perdu de vue depuis plus de dix ans.

Dans les deux tomes de cet ouvrage bouleversant, la pitié et la bonté humaine sont omniprésentes dans ce climat où la mort plane à chaque détour de chemin. Hélas la cruauté aussi. Malgré tout ce qu’elle a souffert, il est impossible de se dire que l’auteur n’a pas eu une chance folle de s’en sortir.

Combien sont morts par moins cinquante degrés à couper des arbres dans la taïga, ou à travailler comme des forcenés aux mines d’or, accusés de crimes qu’ils n’avaient pas commis ? Combien de suicidés, poussés à bout par tant d’injustice ? Combien de morts de faim ?

Ce roman est le témoignage personnel d’une histoire terrible, mais c’est aussi et surtout un monument historique édifié à la mémoire de tous ceux qui n’ont pas eu la même chance : sortir indemne de plus de dix ans de tortures.


  • > Le Ciel de la Kolyma  3 mai 2004, par Thierry Dousset

    Madame, Monsieur,

    Pardonnez-moi de ne pas répondre directement à votre article. Néanmoins je prépare actuellement l’écriture d’un court-métrage sur les fuyards des glaces en 38 et m’apprête à faire des repérages au mois de juillet prochain en Kolyma. J’aimerais savoir si à cette période, il est possible de trouver des lieux où il fait en-dessous de 0 degré, avec un sol légèrement gelé et des restes de neige de l’hiver. En 38, il faisait -40 degrés à cette époque et mes fuyards s’évadent d’un camps en 38, l’été, pour rejoindre la route de Berzine, la route du temps... Voilà pour le moment. Si vous pouvez me renseigner, je vous en saurais gré. Cordialement. Thierry Dousset.


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