La tache de Philip Roth

Description acerbe de l’Amérique de Clinton

La tache

Le mardi 21 septembre 2004 par Dadoo

Coleman Silk était le doyen reconnu et respecté d’une petite université de l’Est américain, avant que les adeptes acharnés du politiquement correct ne l’écarte du système pour avoir traité deux élèves noirs absentéïstes de "Zombie". Un écrivain, Nathan Zuckerman va, à sa demande, tenter de retracer sa vie dans un roman.

Le vieil homme a alors perdu sa femme et considère que c’est l’Affaire qui l’a tuée. Il redécouvre les charmes de la sensualité avec Faunia, une femme de ménage plus ou moins illétrée.

Petit à petit, le décor bouge et l’on apprend que Coleman ne pouvait tout bonnement pas être accusé de racisme puisqu’il est lui même noir. Certes il a profité de son teint clair pour se faire passer pour blanc et ainsi vivre sa vie comme il l’entendait mais de là à le décrire comme un vieux professeur raciste, il y a une marge...

Au travers de cette histoire étonnante, Philippe Roth en profite pour retracer les histoires peu glorieuses de l’Amérique de la deuxième moitié du siècle : la ségrégation si récente, les plaies du Vietnam, le politiquement correct... Et tout cela vient se terminer dans la bouche de Monica Lewinski, star incontesté des Etats-Unis à ce moment.

C’est le premier livre de cet auteur que j’ai l’occasion de lire mais je pense continuer. En effet ces personnages sont tous intéressants et ont quelquechose à dire, il évite tous les clichés pour construire son histoire et apporter du sens... à essayer !


  • > La tache  21 septembre 2004, par bastet

    la grande obsession de Philip Roth, et qui est un leitmotiv dans toute son oeuvre, est de prouver que l’amour n’a rien à voir avec des sentiments mais n’est rien d’autre qu’une affaire de sexe.

    Portnoy’s complaint est le premier dans le genre, je l’ai lu il y a très longtemps et il est tout à fait représentatif de cette constante.

    Les romans de Roth que je préfère sont ceux où apparaît son alter ego, le journaliste-écrivain Nathan Zuckerman.


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