La mort dans l’âme de Ian Rankin

Brume écossaise et mélancolie pur malt

La mort dans l’âme

Le dimanche 4 décembre 2005 par channe01

De livre en livre, Ian Rankin m’accroche à son personnage en dérive de l’inspecteur John Rebus. C’est un phénomène à rapprocher de Denis Lehanne. Ian Rankin s’intéresse au delà de l’intrigue, de l’enquête, au milieu social des personnages, à leurs psychologies, leurs accidents de la vie qui font qu’ils sont tous des "gueules cassées" de la société libérale.

L’inspecteur John Rébus est irritant et attendrissant tout à la fois. Il réagit comme un « beauf » puis se reprend. La réalité de la vie l’incommode et dans le même temps, il fait avec.

Là, il est confronté au suicide d’un proche, lui qui est si souvent sur le fil du rasoir, et il ne peut l’admettre. Il lui faut trouver une raison à cet acte qui le tente chaque fois qu’il se réveille avec la gueule de bois, ce qui est fréquent.

Plusieurs enquêtes se tissent et se mêlent. Le pédophile qui tente de se fondre dans un quartier difficile, les jeunes bourgeois qui se sentent tous les droits, les fils de prolétaires en mal de vivre... Et le mal à l’âme de Rébus, coupable de vivre, d’avoir vécu et d’avoir envie de vivre malgré tout.

Chapeau bas à Ian Rankin.

A lire, à offrir pour Noël. Profitez en, c’est en poche, vous pouvez offrir la série, jusqu’à présent, il n’y a pas un seul raté.

En livre de poche ou aux Editions du Rocher