La cité pastel de M John Harrison

Le cycle de Viriconium I

La cité pastel

Le mercredi 3 novembre 2004 par Mario_Heimburger

En quatrième de couverture, l’éditeur fait une grosse comparaison avec Moorcock. Et avec raison : il se détache en effet de ce livre une ambiance de décadence forte, la fin d’un monde médiéval-fantastique qui fut autrefois glorieux et qui désormais attend la fin.

Dans ce qui reste d’un antique Empire, une reine, vivant à Viriconium, la "cité pastel", voit fondre sur ses sujets des envahisseurs venus du nord, menés par la "seconde reine", une ancienne parente jadis exilée. Un groupe de héros est alors rappelé à la cour pour déjouer cette invasion. Car à la tête de l’armée du nord se trouvent des créatures antiques, mi-robots, mi-prédateurs qui récupèrent les cerveaux de leurs victimes.

Hélas, programmés pour tuer, ils ne s’arrêteront pas à la fin de la guerre, et le seul espoir semble résider en un vieillard à moitié sénile qui a traversé les siècles mais qui connaît peut-être un moyen de réveiller un autre passé.

Même si le livre se lit bien, on a du mal à reconnaître Harrison dedans : le style est classique, et la progression narrative également. On se trouve face à du médiéval fantastique sans trop comprendre ce qu’est la valeur ajoutée. On est bien en-deça des autres productions (ultérieures) de cet auteur, et sans doute s’agit-il ici d’un premier roman un peu plus convenu.

Reste une ambiance assez sympathique qui sera développé dans le second tome de la trilogie de Viriconium avec bien plus de succès.

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