La bulle de Tiepolo de Philippe Delerm

La bulle de Tiepolo

Le mardi 11 octobre 2005 par Mario_Heimburger

Lire un Delerm, c’est rentrer dans une certaine ambiance. C’est se laisser guider pas à pas dans une histoire qui est beaucoup moins importante que l’ambiance qui s’y dessine. Ce (petit) roman ne fait pas exception.

Une écrivaine italienne ayant obtenu un succès inattendu achète à Paris une toile peinte par son grand-père, un homme mystérieux dont sa propre famille refuse de parler. Juste avant, un parisien avait hésité à acheter cette toile. Quand il se ravise, il est trop tard. Les deux finissent par se rencontrer. Lier connaissance, presque sans le vouloir. Le parisien la retrouvera à Venise. Ils se rapprochent davantage. Elle découvre le trou béant laissé chez lui par la mort de sa femme et sa fille. Lui l’aide à démêler le mystère de ce grand-père honni. Ils seront ensemble, pas tout à fait. Séparés par une bulle qui les englobe et les sépare.

Le livre ne fait que 110 pages. Il se lit évidemment vite. Pourtant, on prend plaisir à glisser sur les mots. Et la relation dépeinte ici apparaît réelle, plausible, probable. Deux êtres insatisfaits ne se comblent pas forcément. Parfois, il faut plus. Quelque chose d’aussi fin qu’une bulle de savon mais dont l’absence se fait doucement ressentir.