La Vie mode d’emploi de Georges Perec

Le lundi 25 août 2003 par doud
Un roman catalogue : énumération, variations, descriptions de milles histoires qui s’enchevêtrent et se placent à différents niveaux, multiples points de vue, avec en abîme d’autres énumérations (un extrait du catalogue de Manufrance, la valeur énergétique des aliments d’un régime). Chaque prétexte est bon pour prendre un autre chemin, au cours duquel Perec s’attarde à décrire précisément ce que son œil pourra attraper.
J’ai du apprendre une autre façon de lire, plus proche du texte, en acceptant pleinement de me laisser guider par l’écrivain, en m’interdisant tout reproche envers lui. Cette construction pointilliste m’imposa une lecture presque passive, et, l’écriture étant très limpide, je n’ai pas hésité à m’attarder dans ces romans, à regarder les trois touches de couleur que Perec me montre, puis les quatre autre sans liens apparents, si ce n’est ceux qui, petit à petit, sans efforts de notre part, se tissent pour que l’on se rende compte, à la fin, que c’est bien un tableau complet que nous avons en face de nous.
Un exemple parfait de ce que peut être ce genre de construction, du détail vers le global - et d’ailleurs, je vous déconseille fortement de lire la quatrième de couverture !
Un autre article de MaBibliothèque.Net a été écrit sur ce livre : La Vie mode d’emploi
- > La Vie mode d’emploi
2 mars 2004, par doud
Je me permets de juste rajouter cela : je comprends un peu plus, après avoir parcouru quelques articles (cf. lien ci après) sur cet ouvrage, grâce aux remarques de Florent 15 ans, commentateur de l’autre article sur ce même "romans" (cf. lien ci dessus), l’impression générale que j’ai pu avoir. D’acceptation générale, ce livre suit une structure bien précise, mathématique, et très contraignante ... même si, peut-être, elle ne concernerait que les éléments annexes de l’histoires, j’ai ressenti cet impression vague de fils transparents tissés très fin - tellement qu’on les dirait emmélés - que l’on ne voit pas mais qu’on devine par quelques petits scintillement.
Une machine à écrire en trompe-l’oeil
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