La Reine et la Favorite de Simone Bertière

La Reine et la Favorite

Le samedi 12 octobre 2002 par Sheherazade

Cette 3ème partie des reines de France au temps des Bourbons a été assez longue à lire et, par moment, assez fastidieuse et je pense que cela tient essentiellement à la personnalité de la reine Marie Leszczynska.

Fidèle au principe d’aborder l’histoire de France par ses reines, le règne de Louis XV est abordé par le biais des femmes de sa vie. Fiancé une 1ère fois à 11 ans avec une infante d’Espagne (une constante dans l’histoire de France), celle-ci sera renvoyée chez ses parents 5 ans plus tard, lorsque l’on décidera que cette alliance n’est plus nécessaire !

Commence alors la recherche d’une nouvelle reine pour la France et le choix se porte sur la fille d’un roi sans royaume, Sanislas de Pologne. Le récit devient alors assez fastidieux pour expliquer les revers de la fortune de Stanislas Leszczynski. Marie Leszczynska est une femme bonne, intelligente, extrêmement pieuse, presque bigote. Son but dans l’existence sera le sauvetage de l’âme du roi. Elle donnera à la France plusieurs filles et 2 garçons.Notons au passage la curieuse coutume de donner un chiffre en guise de nom aux filles à leur naissance : Madame Première, Madame Deuxième, etc. Et si l’une meurt, la suivante reprend le chiffre, ce jusqu’à ce qu’un prénom leur soit trouvé !

Après avoir eu plusieurs maîtresses, notamment au sein d’une même famille (les soeurs de Nesle), entre en scène la Favorite du titre, la ravissante Madame de Pompadour, née Jeanne-Antoinette Poisson, ce que la noblesse ne lui pardonnera jamais. A l’arrivée de la Marquise, heureusement le récit s’allège. Madame de Pompadour est une jeune femme non seulement très jolie mais aussi fort intelligente, qui finira même par être tolérée par la Reine. La Marquise est gaie, cultivée, amie des philosophes, ouverte aux idées nouvelles, pieuse sans bigoterie, sa foi est tolérante. Elle est amie des arts et des artistes. Malheureusement elle ne sera jamais une bonne politicienne et commettra des erreurs que ses détracteurs et ses ennemis utiliseront contre elle. Un doute plane encore sur sa mort, fut-elle ou non empoisonnée ?

Simone Bertière explique dans le prologue la complexité de la rédaction de ce 3ème volume, en raison notamment des contradictions dans les témoignages d’époque ainsi que dans le tournant dans l’histoire que représente le règne de Louis XV, dit le Bien Aimé et qui terminera le Bien Haï.