La Part de l’autre de Eric-Emmanuel Schmitt

La Part de l’autre

Le lundi 15 mars 2004 par Moebius

Octobre 1908. Hitler faillit au concours d’entrée de l’école des Beaux Arts de Vienne. Il ne sera jamais peintre. Seul, honteux de sa triste destinée, d’errances en aigreur répétées, il va devenir le personnage que l’humanité entière connait. Mais, que se serait-il passer si justement ce jour là le jeune Adolphe avait été accepté...

Dans ce roman historico-imaginaire, E.E. Schmitt met en parallèle les vies d’Adolphe et d’Hitler, celle d’un peintre qui se cherche et d’un dictateur en devenir. Tandis que l’un va avoir la chance de rencontrer Freud qui va l’aider à mieux se comprendre, l’autre va s’isoler et grandir seul, rejetant ce que les autres pourraient lui apporter. Ainsi lorsqu’arrive 1914, Adolphe vie une véritable castration artistique tandis qu’Hitler s’exalte sur les champs de bataille et découvre quelques ans après Adolphe SA raison d’être à lui...

Mélange assez subtil de personnalités qui se répondent, la part de l’autre est un roman agréable qui, s’il ne vous éveillera à la psychologie, a du moins le mérite de mettre en perspective la fragilité de la trajectoire des hommes, l’importance d’une rencontre et la nécessité que nous avons tous pour vivre de construire ensemble.

Un agréable moment, une lecture recommandée !


  • > La Part de l’autre  4 mars 2005, par bastet

    je n’irais pas jusqu’à qualifier ce roman de "livre nécessaire", sauf pour l’auteur, mais certainement un livre à découvrir.

    appréciant énormément EES mais révulsée à l’idée de lire quoi que ce soit sur Hitler, je me suis toujours refusée à lire "la part de l’autre", jusqu’à ce qu’une amie me prête le livre et me demande mon avis. Il a donc fallu que je m’y colle et je ne le regrette pas, mais je reconnais avoir été TRES mal à l’aise pendant les premiers chapitres.

    Puis, j’ai heureusement fait ce que je fais très souvent avec un bouquin : je commence par la fin ........LOL et là, j’ai découvert le "Journal de l’auteur" et grâce à cela j’ai pu mieux comprendre sa démarche. Je dis donc merci tant à EES qu’à ma copine de m’avoir ouvert les yeux sur un livre que je refusais de lire.

    Et comme le dit si bien le philosophe Schmitt " à quoi servirait un livre s’il ne fait pas réfléchir" et c’est vrai : tout être peut basculer et devenir un monstre selon les circonstances de l’existence. EES est un auteur qui aime montrer les multiples facettes de la nature humaine, c’est un enseignement très riche. Finalement, j’ai eu tort en commençant mon commentaire : ce livre était (peut-être) nécessaire, du moins à quelqu’un comme moi.


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    • > La Part de l’autre 4 mars 2005, par bastet
      finalement, je préfère utiliser le mot "utile" plutôt que "nécessaire".
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  • > La Part de l’autre  30 décembre 2004, par Doud
    J’ai trouvé la part de l’autre vraiment fantastique, prenant et enrichissant. Le livre se décompose en deux parties : la première brosse le portrait du vrai Hitler refusé à Vienne : on n’y relève aucune erreur historique et j’aime beaucoup l’idée de présenter Hitler comme quelqu’un de simplement, horriblement banal et humain. La seconde décrit un Hitler qui aurait été accepté à Vienne et serait devenu un artiste accompli. Ce récit tient lui aussi le coup même s’il s’égare q q fois mais il est toutefois intéressant car cet Hitler réprensente un outil complémentaire pour comprendre le vrai Hitler. Je vous le conseille vivement ; Il est de plus très bien écrit, sans excès : juste le nécessaire.
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  • > La Part de l’autre  4 mai 2004, par Dadoo

    J’ai bien aimé ce roman d’Eric-Emmanuel Schmitt ; la lecture en est très agréable et on tombe fasciné par les changements que l’auteur parvient à créer sur le personnage d’Adolf H.

    Je suis assez d’accord avec l’auteur quand il essaye de montrer que Hitler n’est pas un monstre exceptionnel et le "banalise" en quelque sorte pour nous montrer que chacun a cette part d’ombre plus ou moins présente.

    Je suis par contre beaucoup moins convaincu par la façon dont il développe son uchronie. Je ne pense pas que ce soient les personnages qui créent les circonstances à ce point. Au contraire je crois que si ce n’avait pas été Hitler, nous en aurions trouvé un autre pour un résultat final sans doute peu différent malheureusement...


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  • > La Part de l’autre  15 mars 2004, par bastet
    Eric-Emmanuel Schmitt - que j’aime beaucoup comme écrivain et qui vit d’ailleurs non loin de chez moi à Uccle - était-il conscient qu’en réalité Hitler était peintre .... mais en bâtiment ? je doute qu’il ait jamais fait les beaux-arts, mais je peux me tromper.
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    • > La Part de l’autre 29 mars 2004, par Dadoo

      Ils en font pourtant référence dans pas mal de pages sur Internet :
      -  Hérodote.Net
      -  une bio d’Hitler

      Je ne suis pas sur que ce soit une preuve suffisante, c’est peut être un bel exemple de légende urbaine...


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    • > La Part de l’autre 18 novembre 2004, par francis
      Juste pour rectifier : vous vous trompez, en effet, Hitler était bien artiste-peintre amateur (surtout des aquarelles) et s’est inscrit aux Beaux-Arts, mais fut refusé 2 fois. Cependant, il n’a jamais été peintre en bâtiment, c’est un légende tenace et surtout entretenue par ses détracteurs dès les années 30...
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      • > La Part de l’autre 19 novembre 2004, par bastet
        non ? vraiment ? Hitler avait des détracteurs .... il y a des gens, je vous jure ! enfin moi j’en fais à 100 pour 100 partie, et je ne regrette nullement de m’être trompée quant à ses soi-disant talents de peintre.
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