La Muraille de Chine de Kaikô Takeshi

La Muraille de Chine

Le dimanche 28 mars 2004 par Mimi

Au 3ème Siècle avant JC, des milliers de paysans sont enlevés de force pour aller construire la muraille de chine. Kaikô Takeshi relate par la voix de l’un d’eux les mécanismes de la terreur qui sous-tendent le système totalitaire mis en place par ce premier empire. Tout semble tendu vers un seul but : la construction de la muraille. Au demeurant cette entreprise est illusoire et d’autant plus qu’elle est faite du sang des hommes.

Présentation de l’éditeur

La Chine du IIIe siècle avant J.-C. Une brève période de paix après l’unification du pays par le premier empereur. Le narrateur, un simple paysan chinois, est arraché à sa terre avec des milliers de conscrits pour une corvée impitoyable : construire la Grande Muraille dans les plaines de loess d’Asie Centrale.

Et voilà tout un peuple jeté par la haine dans une gigantesque entreprise, pour un monstrueux monument d’inanité qui doit sceller pour l’éternité un système de bureaucratie civile et militaire, démultiplié à l’infini, rationalisé et égalitaire sous la houlette du Grand Empereur.

Dans ce récit historique -une allégorie aux résonances universelles- où il est question de mégalomanie, de révolte, d’immortalité, Kaikô raconte le destin de ces esclaves accablés par la fatalité, de cet homme qui trouvera lui-même la force de survivre, de poser ses briques d’argile et de partir vers le désert.