La Marque de Caïn de Anne Perry

Cain his brother

La Marque de Caïn

Le lundi 28 juin 2004 par Sheherazade

Angus Stonefield, époux et père modèle et dévoué, homme d’affaires intègre, a disparu depuis trois jours. Le seul point sombre de la vie de cet homme exceptionnel était Caleb, son frère jumeau maléfique, aussi détestable qu’Angus était aimable et aimé.

L’épouse de Stonefield charge William Monk de retrouver son époux, espérant qu’il ne soit pas trop tard, mais par ailleurs il est impératif, pour subvenir aux besoins de la famille et pour les affaires, de savoir ce qu’Angus est devenu et de retrouver son corps s’il a été tué. Tous ceux que Monk interroge insistent sur la probité du disparu. Le détective s’aventure donc dans les bas-fonds où habite le vicieux Caleb à qui son frère rendit visite le matin de sa disparition.

Hester Latterly, qui souvent aide Monk dans ses investigations, est débordée par les soins qu’elle prodigue avec Callandra Daviot aux malades de la typhoïde qui ravage les quartiers défavorisés de Londres. Parmi les dames charitables, riches et généreuses qui l’aident, l’une d’elles est frappée par la fièvre et Hester est engagée par le mari pour la soigner à domicile. Il s’avère qu’ils appartiennent à la famille du disparu et c’est ainsi que Monk et Hester se croisent dans son enquête.

Une autre jeune femme de la bonne société vient trouver Monk et lui propose de l’aider dans ses recherches, mais au cours d’une de leurs rencontres, elle accuse le détective de l’avoir agressée, puis lui écrit une lettre où elle confirme le mal qu’il lui fit autrefois et que par sa vengeance, elle le ruinera aux yeux de tous ! Pour Monk c’est la catastrophe, tant professionnelle que personnelle puisqu’il n’a aucun souvenir de son passé.

Heureusement, l’astucieuse Miss Latterly veille au grain et imaginera une contre-offensive ingénieuse pour tirer son ami de ce mauvais pas.

La rencontre entre Monk et Caleb Stonefield (alias Caleb Stone) fait comprendre au détective que celui-ci a bien supprimé son frère, mais le nargue en disant que le corps restera introuvable. L’avocat Rathbone a décidé de défendre les intérêts de Mrs. Stonefield, mais l’imbroglio est de taille.

Il y a du Dickens chez Anne Perry, particulièrement lorsqu’elle décrit en détail le dénuement des pauvres, ici ravagés par une épidémie. Par ailleurs, le thème des jumeaux qui se haïssent trouve dans cette histoire une conclusion totalement originale. Le personnage du détective amnésique désemparé face à son passé qui lui revient à la figure est toujours développé de manière intéressante. Comme pour les autres romans de cette série, une partie de l’histoire se passe dans un tribunal.