La Belle et la Bête de Clarke & Gilson

Mélusine - Tome 12

La Belle et la Bête

Le mardi 9 novembre 2004 par Sheherazade

Mélusine, c’est "MON APPRENTIE-SORCIERE BIEN AIMEE". Non seulement est-elle craquante avec son petit air mutin et ses superbes longs cheveux roux, mais elle est aussi intelligente, drôle et fûtée. Elle est encore un peu maladroite comme jetteuse de sorts ou pour se promener sur son balai, mais c’est bien pour cela que depuis peu elle fréquence une "école des sorcières" pour apprendre l’art des philtres et sortilèges.

Elle est employée au service d’un couple très atypique : Madame est fantôme et tout ce qu’elle ingurgite passe au travers de son corps, Monsieur lui est vampire et craint la lumière du jour, mais aimerait bien parfois ouvrir les rideaux. Leur homme de main est un monstre du style Frankenstein qui a un léger faible pour notre apprentie-sorcière. Le vieux château où elle travaille et vit est hanté d’un superbe fantôme dont il faut parfois laver le linceul.

Elle a une cousine, ravissante petite fée qui aimerait bien aussi être acceptée par les sorcières, mais en guise de mauvais sort, elle ne fait que des gâteaux tous plus délicieux les uns que les autres. Son autre cousine, Cancrelune, elle par contre, n’est vraiment douée pour rien, mais elle et Mélusine s’entendent comme laronnes en foire.

Bien sûr, lorsqu’on est une sorcière on est parfois pourchassée et Mélusine n’échappe pas au problème ; le curé du village et ses sbires aimeraient la mettre au bûcher ; autour de la jolie apprentie gravitent bien évidemment farfadets et korrigans, loups-garous et princes charmants. La fête qu’elle préfère : Halloween, bien sûr !

Faut-il dire que j’adore Mélusine ? le trait est joli, les couleurs aussi. Les situations qu’elle affronte que ce soit au village ou avec la famille ou avec ses employeurs sont caustiques à souhait. Plus amusante qu’effrayante avec un brin d’humour noir les auteurs ont mis en place un petit univers fantastique bien sympathique, digne de H.P.