L’oratorio de Noël de Göran Tunström
Poésie, lyrisme et onirisme

Le lundi 26 avril 2004 par Feline
En route pour la représentation de "L’oratorio de Noël", qu’elle prépare depuis dix ans, Solveig se fait piétiner par le troupeau de vaches de son mari. Ce drame influencera irrémédiablement le destin de trois générations de Nordensson.
Aron, tout d’abord, le mari de Solveig, qui sombrera dans une profonde dépression, dont personne ne saura le sortir, même pas cet espoir, cette petite lueur qui l’attend à l’autre bout du monde, en Nouvelle-Zéelande ; cette femme pour laquelle il était prêt à traverser les mers.
Sidner, leur fils, qui sombrera peu à peu dans une douce folie. Folie qui le poussera à poursuivre la destinée de son père et achever sa mission.
Enfin, Victor, la troisième génération, qui souffrira de l’absence de son père et du décalage de sa mère.
Göran Tunström posséde un véritable sens de la poésie et du lyrisme. Ce roman est véritablement une succession d’envolées poétiques, de phrases d’une beauté époustoufflante et de métaphores originales. Un peu trop peut-être pour moi. J’ai eu du mal à entrer dans le roman, toutes ces belles phrases m’ont un peu rendu le texte hérmétique. De même que j’ai parfois eu l’impression que l’histoire partait dans tous les sens, sans véritable structure, sans comprendre où l’écrivain suédois voulait en arriver.
Un très beau roman, que je n’ai malheureusement pas su apprécier à sa juste valeur.

