L’oiseau d’Amérique de Walter Tevis

Walter Tevis

L’oiseau d’Amérique

Le mercredi 24 mai 2006 par Arwen

Au XXVe siècle, l’humanité s’éteint doucement, abreuvée de tranquillisants prescrit en masse par les robos qu’elle a elle-même programmée à cette fin.

Le monde repose désormais sur les épaules de Robert Spoffortg, l’androïde le plus perfectionné jamais conçu, qui posséde des facultés inouïes...sauf, à son grand regret, celle de se suicider.

Mais l’humanité moribonde se fend d’un dernier sursaut. Paul Bentley, petit fonctionnaire sans importance, découvre dans les vestiges d’une bibliothèque l’émerveillement de la leture, depuis longtemps bannie, dont il partagera les joies avec Mary Lou, la jolie reballe qui refuse ce monde mécanisé.

Un robot capable de souffrir, un couple qui redécouvre l’amour à travers les mots, est-ce là que réside l’ultime espoir de l’homme ?

Une très bonne oeuvre de science fiction, entre Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, 1984 de Orwell et le meilleur des monde de Huxley, une oeuvre plus moderne mais qui reprend toutes les bonnes idées de ces différents auteurs fare de la SF. Un excellent moment de lecture.

-  Auteur : Walter Tevis
-  Titre : L’oiseau d’Amérique
-  Editeur : Folio SF 216


  • L’oiseau d’Amérique  4 août 2007, par antaios
    L’oiseau d’Amérique (ou plus précisément "l’oiseau-moqueur") de Tévis est le reflet à venir de notre monde actuel en totale déliquescence. Cela faisait très longtemps que je ne m’étais pas senti aussi concerné par un ouvrage d’anticipation. L’épreuve de renaissance de Bentley après son évasion sur les côtes atlantique m’a marqué. Tout comme le niveau de dépeuplement auquel la population mondiale a abouti progressivement...quelques centaines de millions de par le monde. Cette masse humaine désincarnée, lobotomisée dès son plus jeune âge, conditionnée sur le mode exclusif de vie du "Repli sur soi". Ces rues fantomatiques des grandes cités anciennes devenues légendaires. Cette automatisation des activités quotidiennes, fréquemment inopérationnelles, régentées par les seuls robots. Cette humanité à bout de souffle, oui....à bout de souffle, contemplant machinalement les vestiges d’un monde ancien. Comme j’aimerais vivre dans ce monde mais avec toute la conscience éveillée de Bentley. Ce monde est dorénavant à quelques pas du nôtre. Je souhaite de toute mon âme, dans un futur proche, être le Bentley du monde de....l’oiseau moqueur qui chante à l’orée du bois.
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