L’oeuvre de Dieu, la part du Diable de John Irving

L’oeuvre de Dieu, la part du Diable

Le dimanche 1er décembre 2002 par Dadoo

L’oeuvre de Dieu c’est la vie que met au monde le docteur Wilbur Larch dans un orphelinat au fin fond du Maine. La part du Diable ce sont les femmes qu’il libère si elles ne sont pas éveillées...

Un orphelin, Homer Wells ne parvient pas à quitter l’orphelinat et va devenir petit à petit le fils du docteur.

De ce sujet délicat John Irving fait un superbe roman. Tout y est détaillé à l’extrème et l’on ne voit pas toujours où il veut nous amener... Sur la paternité, l’avortement, l’amour ou l’amitié les réponses ne sont pas simples elles sont aussi complexes que les vies que décrit Iriving. Ces personnages ciselés finissent par porter plus loin encore que les thèmes qu’ils soutiennent.

L’oeuvre de Dieu, la part du Diable est vraiment un superbe roman... difficile à raconter en quelques lignes.

Il reste à la fin l’impression d’avoir vécu avec ces héros attachants au milieu du siècle dernier dans le Maine.


  • > L’oeuvre de Dieu, la part du Diable  12 mai 2004, par Feline

    Décidément, John Irving reste un (sinon le) de mes auteurs favoris. Même si tous ses romans ne se valent pas, il sont tous de qualité. Je classerais celui-ci parmi les grands crus.

    Wilbur Larch, jeune docteur, se sent responsable du décès d’une jeune femme à laquelle il a refusé un avortement. Suite à ce refus, elle a été la victime d’un de ces médecins bouchers qui acceptaient à l’époque (début du XXème siècle) de pratiquer l’oeuvre du diable dans des conditions effroyables et pour des sommes astronomiques. Le jeune docteur Larch créera alors un orphelinat où les femmes peuvent accoucher en laissant leur enfant au soin de Nurse Edna et Nurse Angela, les deux assistantes du médecin mais aussi avorter.

    C’est là qu’Homer Welles viendra au monde, orphelin assez atypique (il ne pleure jamais) et qui semble refuser toute famille d’accueil. Après 5 tentatives ratées, il faudra bien se rendre à l’évidence : Homer est chez lui à Saint Cloud’s.

    John Irving offre ici un nouveau roman foisonnant dans lequel on suivra la vie du jeune orphelin, irrémédiablement lié à Saint Cloud’s et au docteur Larch. Tellement foisonnant qu’il semble impossible à résumer. Comme toujours, les personnages et les situations sont pittoresques mais aussi attendrissants et bien campés. C’est réellement la "marque" du romancier américain.

    J’ai quand même eu un petit sentiment de déception tout au long de ma lecture : où sont passé la loufoquerie et la dérision qui caractérisait les scènes plus dramatiques, tellement présentes dans mes deux (jusqu’à ce jour) récits préférés "Le monde selon Garp" et "L’hôtel New Hampshire" ?

    C’est un beau plaidoyer en faveur de la tolérance et du respect.


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    • > L’oeuvre de Dieu, la part du Diable 12 mai 2004, par Dadoo
      Complètement d’accord avec vous. C’est un très bon cru parmi les œuvres de John Irving, effectivement moins loufoque que d’autres. Mais quel talent pour nous montrer l’humanité nécessaire à ce "faiseur d’anges" !
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