L’homme qui vivait sous terre de Richard Wright

L’homme qui vivait sous terre

Le jeudi 19 août 2004 par Mario_Heimburger

Tout part d’une fuite : un noir, soupçonné a tort de meurtre, ne trouve d’autre cachette que les égoûts. Là, dans le noir et la puanteur, il se fera son trou, attendant... quoi ? lui-même l’ignore. Dans ce monde souterrain, il sera témoin de la vie cachée des caves, et sombrera dans la folie avant de tenter de revenir vers la surface qui le rejette désormais.

Le texte est court (une nouvelle d’une centaine de pages), mais puissant. Il évoque bien sûr le racisme, mais surtout la désocialisation qui mènera à travers la déshumanisation jusqu’à une forme de transcendance. C’est transfiguré que ce fugitif refera surface, drappé de folie mais aussi d’une humanité nouvelle.

Bien que le texte utilise parfois un style peu élaboré, ce livre mérite le détour ne serait-ce que par sa fin édifiante, en forme de leçon... Des ténèbres, tu retourneras aux ténèbres.