L’Homme au balcon de Maj Sjöwall

Un émule de Maigret

L’Homme au balcon

Le jeudi 18 mars 2004 par Sheherazade

Avant les aventures de l’inspecteur Kurt Wallander à Ystad, la Suède lisait déjà les aventures de l’inspecteur Martin Beck, écrites par un duo (dont une femme) Maj Sjöwall et Per Wahlöö. La vie privée de l’inspecteur Beck n’est pas rose non plus et le portrait que dressent les auteurs de la Suède des années 60 est tout de même assez éloignée du cliché paradisiaque que l’on nous a donné de ce pays.

La similitude avec Jules Maigret réside dans la nature plutôt philosophe de Martin Beck, il est aussi assez massif et taiseux, voire bougon.

Trois petites filles ont été enlevées, violées et tuées à Stockholm. L’inspecteur Beck et son adjoint Kollberg, jeune marié et presque père, doivent faire face non seulement à la pression de la presse (avec qui Beck a déjà d’aussi mauvaises relations que Wallander), mais également avec leurs supérieurs et une milice privée qui s’est constituée pour "se protéger", ce qui a le don de mettre l’inspecteur hors de lui.

Quelque chose le taraude depuis un certain temps, mais il n’arrive pas à retrouver quoi, il se souvient seulement que cela a quelque chose à voir avec un coup de fil d’un collègue.

Les aventures de l’inspecteur Beck sont moins denses que celles de l’inspecteur Wallander, le contexte social est abordé assez rapidement, il tisse une toile de fond sans plus. Ce polar assez court se lit très rapidement et j’ai eu une légère impression de "bâclage" à la fin de l’histoire ; comme si les auteurs désiraient se dépêcher de conclure.