L’Enfant de Bruges de SinouéGilbert

L’Enfant de Bruges

Le samedi 11 février 2006 par Sheherazade

Jan, bébé orphelin déposé sur le pas de la porte du peintre flamand Jan Van Eyck, a été adopté par l’artiste ; à présent âgé de douze ans, il sert d’apprenti au peintre et sous peu, il deviendra « compagnon » afin d’apprendre tous les rudiments de la peinture, la magie des couleurs, la précision du trait.

Les secrets de la peinture ne sont pas les seules choses que Jan aimerait découvrir ; il aime à errer sur le port de Bruges, discuter avec les marins qui lui parlent de Venise et de tant d’autres lieux de l’Italie et du monde que l’adolescent aimerait connaître.

Pendant que Jan se perd dans ses rêves de voyages, dans Bruges et ailleurs, de mystérieux crimes commencent à inquiéter la communauté artistique ; des artistes ont été retrouvés assassinés de manière particulièrement cruelle. A Florence, le grand Lorenzo Ghiberti échappe de justesse à un attentat, mais partout en Europe des artistes, penseurs, sculpteurs, architectes, sont menacés.

Lorsque meurt Jan Van Eyck, et que le jeune Jan échappe de peu à la mort, un marin portugais le prend sous son aile. Pourquoi s’en prendre à un garçon de presque 13 ans, quel secret détient-il dont il n’a guère conscience ?

Ensemble Jan et son nouvel ami vont quitter les brumes des Flandres et se diriger la lumineuse Toscane jusqu’à la cour des Medici où ils déjoueront une conspiration particulièrement odieuse qui menace tous les artistes et penseurs.

Dans une épopée passionnante qui entraîne ses héros et le lecteur vers la Florence de Cosmo di Medici, Gilbert Sinoué redonne vie à une époque faite de découvertes nouvelles face à l’obscurantisme religieux. L’écrivain sait comment captiver le lecteur dès les premières lignes de manière telle qu’il est impossible de lâcher le roman, une fois entamé. Lorsque l’Histoire, l’Art et les polars se mêlent, cela donne un mélange formidable pour la lectrice, grande amatrice des trois genres dont je suis.

La cour de Cosmo di Medici était à l’avant-garde du progrès, de partout les artistes s’y rendaient, soutenus par ce prince-mécèneà l’esprit ouvert, ayant une vision de grandeur pour son pays. La Renaissance est cette période où l’art prit son essor en Italie, où penseurs et artistes purent enfin s’épanouir en dépit de l’opposition religieuse toujours prompte à condamner les idées qui n’émanaient pas de Rome. On dit que Jan Van Eyck est l’artiste qui découvrir la peinture à l’huile ; ce fait n’est pas avéré, toutefois il en a découvert les secrets, a développé et maîtrisé la technique.


  • L’Enfant de Bruges  8 mai 2008, par celyne
    Moi, je trouve que ce livre n’a rien de captivant au début. Et puis je souhaite rectifier certains points :
    -  l’histoire se passe au XV° siècle
    -  Jan a treize ans
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  • L’Enfant de Bruges  5 mai 2008, par florence
    je trouve ce livre formidable, ce que je trouve un petit peu decevant c’est le début du livre car il n’est pas passionnant
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