Justine ou les infortunes de la vertu de Donatien-Alphonse-François de Sade

Justine ou les infortunes de la vertu

Le mercredi 3 août 2005 par Arwen

Mme la comtesse de Lorsange est laissée par son mari qui fuit en Angleterre, après lui avoir laissé leur deux filles Justine âgée de 12 ans, et Juliette âgée de 15 ans. Les deux sœurs marquées par leur différentes façons de voir la vie se séparent. Juliette choisira le chemin du vice et Justine choisira le chemin de la vertu. Cependant Justine aura une vie bien plus difficile et sordide que Juliette.

La qualité d’écriture de Sade est un des éléments que j’ai le plus apprécié. Son écriture est comme une longue poésie tout en prose , c’est très agréable à lire et « beau » malgré les horreurs qui se cachent derrière ces mots. Lorsque l’on découvre l’œuvre nous sommes d’abord intrigué, puis intéressé mais au fil des pages la hâte de finir ce récit été plus que présente.

Pour ma part j’ai trouvé que les deux dernières histoires de Justine étaient de trop. Les sordides épisodes qui s’enchaînes pages après pages sont frustrants pour le lecteur car Sade ne fait pas de pause, et au final mon ressenti pour Justine est ambigu car je ne ressent plus de la pitié pour elle comme au début du récit mais de l’irritation envers elle.

Pourquoi s’est elle obstinée à suivre le chemin de la vertu ? Quelle stupidité.

Quatrième de couverture :

« Sade (1740-1814) reste l’homme de tous les scandales : scandales provoqués par ses orgies et ses emprisonnement arbitraires, scandales de son œuvre, où ce matérialiste, cet athée à la violence de pamphlétaire fait triompher le Vice. Les infortunes de la vertu (1787), première version de justine ..., sans les excès pornographiques de ses écrits ultérieurs, tout ce qui fait le génie sulfureux du « divin marquis » : spectacle complaisant de la luxure et de la perversité, imagination débridée mais aussi philosophie et psychologie, l’ensemble servi par la langue et le style lumineux d’un grand prosateur. »