Interlude In-Death de J.D. Robb

Une enquête du lieutenant Eve Dallas, de la police de New York à la fin du 21ème siècle

Interlude In-Death

Le mercredi 20 juin 2007 par Sheherazade

Le lieutenant Eve Dallas de la police de New York est de mal à l’aise ; son supérieur l’a priée de participer à un séminaire sur les forces de police et même d’y exposer son point de vue. S’il y a trois choses dans la vie qu’Eve déteste, en plus des criminels évidemment, ce sont les discours en public, les mondanités et par-dessus tout les voyages interplanétaires. Or, ce séminaire se passe loin de la terre, dans un lieu de vacances appartenant à son époux (rien de nouveau de ce côté-là, ce type possède la moitié du monde apparemment !). Olympia, c’est le Club Med’ à la 100ème puissance mais il n’empêche qu’il faut prendre une navette pour y arriver, et ça pour le lieutenant c’est trop, beaucoup trop !

Sur Olympia, elle rencontre une gloire des forces de police, le célèbre commandant Douglas Skinner, héros pour tous les flics de la planète. Pourtant, la façon dont le héros s’adresse à elle, méprisant le fait qu’elle ait épousé un soi-disant criminel notoire irrite Dallas au plus profond d’elle-même. Pourquoi cet homme que tout le monde admire la menace-t-il et menace-t-il également d’avoir la peau de son mari ?

Eve Dallas, qui ne fait guère dans la dentelle quand il s’agit d’émettre une opinion, son interloculteur fût-il ou non un héros, remet Skinner à sa place et l’un des gardes du corps la rabroue quelque peu.

Par ailleurs, Roarke se rend chez le commandant afin de mettre certaines choses au point.

Cette altercation ne passe pas inaperçue ; lorsque le garde du corps est retrouvé brutalement assassiné, les soupçons se portent sur l’époux du lieutenant.

Le chef de police d’Olympia est une femme au caractère bien trempé elle aussi, ce qui fait quelques conflits de personnalités avec Eve Dallas, cependant toutes deux décident de coopérer et comme tous les collaborateurs du lieutenant sont présents au séminaire, ils sont enrôlés dans l’enquête. Qui va bien vite montrer que le célèbre commandant est atteint d’une maladie grave, occasionnant une dégénérescence non seulement physique, mais et surtout du cerveau, occasionnant des crises de rage et des obsessions.

Or l’obsession majeure de l’homme est la mort de ses hommes vingt ans auparavant, lors d’une opération de force contre des trafiquants ; hélas, sa taupe a trahi et la plupart des hommes de son escouade ont été tués. Or la taupe de Skinner était le père de Roarke et pour ce policier pur et dur, les crimes des pères sont ceux des fils. Sa haine de Patrick Roarke a été automatiquement reportée sur le mari de Dallas et il a juré sa perte. Pour cela tous les moyens seront bons, même sacrifier ses propres amis dont la plupart sont les fils des hommes tués au combat.

Ayant eu une première expérience très positive en livre audio et appréciant la série policière « In-Death », des enquêtes sans prétention, située vers la fin du 21ème siècle, comportant à côté des crimes des sentiments sympathiques comme l’amitié et l’amour arrosés de pas mal d’humour, j’ai pensé que ce serait une idée sympathique d’écouter un autre livre.

Bien que ce livre audio ait été facile à suivre et fut donc un bon exercice d’anglais, j’ai été immédiatement horripilée par la narratrice, la comédienne de théâtre et de télévision Susan Ericksen, à la voix épouvantablement nasillarde et dure.

Evidemment Eve Dallas est NewYorkaise, ainsi que son équipe, ceci justifiant sans doute cela. Mais par ailleurs Mrs. Erickson prend un soi-disant accent exotique lorsqu’il s’agit d’interpréter Darcia Angelo, le chef de la police d’Olympia et elle s’imagine aussi avoir une pointe d’accent irlandais lorsqu’elle interprète Connor Roarke, l’époux du lieutenant.

Malheureusement pour elle, l’accent irlandais et l’accent exotique sont complètement similaires lorsque Ericksen les utilise, ce qui par instant, lorsque les deux personnages sont simultanément « en scène » amène une réelle confusion à l’auditeur.

Dommage, réellement car l’enquête est passionnante, l’intrigue comme toujours bien amenée et malgré les défauts de la comédienne-lectrice, « écouter » un livre policier est presqu’aussi excitant que de le lire.

Quant à Susan Ericksen, il semblerait qu’elle soit une habituée des livres-audio, mais je ne crois pas que je retenterai l’expérience si elle en est la lectrice.