Histoires au téléphone de Gianni Rodari

Favole al telefono

Histoires au téléphone

Le lundi 20 septembre 2004 par Sheherazade

Un père, représentant de commerce, téléphone chaque soir à sa petite fille avant qu’elle ne se couche afin de lui conter une historiette se référant à des situations de la vie quotidienne, mais "dérapant" rapidement vers un monde de fantaisie à la fin imprévisible.

Devenues un grand classique de la littérature enfantine en Italie, j’espère que les fabulettes de Gianni Rodari ont été traduites en français, car non seulement elles n’ont pas vieilli bien que datant des années 60/70, mais elles sont pleines de fraîcheur, de drôlerie et d’ironie ; les personnages en sont anti-conformistes, se mouvant sur des routes de chocolat menant vers des chateaux de glace aux multiples parfums.

Les situations sont imprévisibles et absurdes, pleines de paradoxes, poussant leurs protagonistes à aller au-delà des apparences et des convenances.

On pense beaucoup aux romans pour la jeunesse de Roald Dahl en lisant Gianni Rodari. Ces deux auteurs ont toujours fait appel à l’immense imagination des jeunes et à leur formidable capacité d’invention.

L’une des fables que je préfère dans le recueil s’intitule " La Strada che va in nessuno posto" (la route qui ne mène nulle part) où le jeune héros refuse systématiquement de prendre les routes toutes tracées, pour prendre celle qui est la plus difficile, que personne n’a jamais voulu prendre, puisqu’elle a l’air de ne mener nulle part. Peu lui importe les conseils ou quolibets, c’est celle-là que le garçon prendra mais quelles surprises l’attendent au bout de cette route ! Tout Rodari est dans cette histoire.