Het vierkant van de wraak de Pieter Aspe

Het vierkant van de wraak

Le vendredi 30 juillet 2004 par Sheherazade

Guido Versavel, brigadier de police, est content que sa nuit de patrouille se termine car les problèmes pré-conjugaux de son jeune collègue commence à franchement le saoûler ! Pourtant il n’est pas prêt de retrouver son lit car on leur signale un cambriolage chez Degroof, l’un des bijoutiers les plus courus de Bruges.

Le commissaire-adjoint Pieter Van In est chargé de l’enquête, mais déjà son supérieur lui fait-il comprendre qu’il s’agit de rapidement résoudre cette enquête sans faire de remous. Le père du bijoutier est l’un des hommes les plus en vue de la ville, bref le bras long et une liste d’appuis politiques encore plus longue !

En compagnie de son ami Versavel et de la nouvellement nommée substitut Hannelore Martens (cerveau de génie dans corps de déesse !), Van In - malgré les recommandations de son supérieur - va se mettre à chercher au-delà des apparences car la destruction des bijoux orienterait plutôt l’enquête en direction d’une vengeance personnelle, d’autant plus que sur le bureau du bijoutier est déposé un petit quatrain en latin connu sous le nom de "carré des templiers".

Pour Pieter Van In, il ne fait aucun doute que le père Degroof se doute de qui en veut à sa famille bien qu’il mette des bâtons dans les roues des enquêteurs. Lorsque son petit-fils est enlevé, les exigences du ou des kidnappeurs s’avèrent plus qu’étranges ; le commissaire et ses deux acolytes vont démêler les fils du passé assez sordide de cet homme à la façade respectable se croyant intouchable.

Première d’une série d’enquêtes qui en comptent 17 jusqu’à présent, "Het vierkant van de wraak " (littéralement "le carré de la vengeance") nous fait faire la connaissance des personnages récurents de ces polars sympathiques, vite lus et palpitants. Pieter Van In n’est pas exactement un commissaire dans le style de Wallander ou de Maigret, mais il a aussi son petit embonpoint dû à un penchant pour la bière belge d’abbaye.

La complicité qu’il a avec ses "assistants", le brigadier (écrivain à ses heures perdues) et avec la charmante substitut donne un ton très sympathique à l’ensemble du polar écrit de manière très vivante, au rythme soutenu. Malgré le ton apparemment léger du roman, chaque personnage a ses problèmes, ses difficultés existentielles, ses bonheurs et son humour aussi.

La jolie cité flamande de Bruges partage la vedette dans ces histoires car la description de ses quartiers et de ses habitants la rendent aussi vivante que les personnages humains du roman.