Hemlock at Vespers de Peter Tremayne

Hemlock at Vespers

Le samedi 19 janvier 2008 par Sheherazade

Premier recueil des courtes nouvelles mettant en scène Fidelma de Kildare, princesse d’Irlande, religieuse et avocate auprès des Brehons d’Eirann (La cour de justice d’Irlande).

Ces nouvelles apparurent dans diverses revues et, suite aux multiples critiques favorables qui suivirent, elles incitèrent l’auteur Peter Tremayne, grand spécialiste de l’histoire d’Irlande, de développer le personnage et les nouvelles devinrent des romans.

Ce recueil est antérieur à «  Whispers of the Dead  » et ne possède pas, selon moi, la même qualité que la seconde série. J’imagine qu’au moment d’écrire «  Whispers of the Dead  », le personnage de Fidelma de Kildare ou de Cashel était déjà bien développé.

Les énigmes policières, dans «  Hemlock at Vespers  », sont assez prévisibles, dans beaucoup de cas j’avais deviné l’assassin et le motif avant la jeune avocate ; ceci dit, on passe tout de même un moment de délassement. Dans ce premier recueil, toutefois, elle est nettement plus jeune que dans ses aventures ultérieures et tout en démontrant son caractère bien trempé, elle a encore des moments où l’humour n’est pas loin du sérieux. Il n’est pas simple pour ses supérieurs religieux d’accepter les remarques et questions inquisitives de cette jolie jeune femme dont le rang d’avocate lui donne un rang légal bien supérieur aux leurs. Refuser de lui répondre signifie refuser son autorité et peut mener à une amende très sévère.

« Hemlock at Vespers » est la première nouvelle qui donne aussi son titre au recueil ; ce « poison aux vêpres » est un breuvage dont la conclusion ne sera pas facile à digérer par la jeune religieuse, mais elle comprendra que de sa décision va dépendre le bien-être de la communauté religieuse.

Par contre « The High King’s Sword » est particulièrement intéressante en ce sens que la nouvelle aborde une page de l’histoire celtique.

La nouvelle qui m’a le plus émue est celle intitulée «  The Horse that died for shame », où un cheval est la victime innocente d’une vengeance implacable. Le jockey est également assassiné, mais bon ça c’est normal !

« Abbey Sinister » est, par contre, digne d’un roman noir. Quant à «  Murder by Miracle », on y énonce l’hexamètre latin qui mène à découvrir un coupable : quis, quid, ubi, quibus, auxilus, cur, quomodo, quando. Ce qui peut se traduire par : qui, quoi, où, comment, avec qui, pourquoi, de quelle manière, quand. Actuellement, dans le polar, on a retenu quatre des 7 principes de base : motif, moyen, lieu, opportunité.

Dans « At the Tent of Holofernes », Fidelma est appelée au secours par son amie d’enfance accusée d’un crime qu’elle n’a pas commis. Les retrouvailles entre les deux amies ne se dérouleront cependant pas comme l’espérait la religieuse-avocate.

Comme je l’ai dit, même si certaines enigmes parmi les 15 nouvelles, étaient particulièrement prévisibles, on passe un agréable moment de lecture grâce aux informations historiques et à la belle écriture de l’auteur. J’ajoute que l’introduction, elle, est fort intéressante, Peter Tremayne y développant l’historique de son personnage.