Harry Potter and the Deathly Hallows de J.K. Rowling

Harry Potter and the Deathly Hallows

Le lundi 13 août 2007 par Sheherazade

L’avenir est désormais bien sombre pour notre petit sorcier préféré qui se demande s’il pourra surmonter la mort de Dumbledore, survenue si rapidement après celle de son cher parrain.

A Privet Drive, il attend que les magiciens fidèles à l’Ordre du Phénix viennent le mettre en lieu sûr, pour échapper à Voldemort et ses sbires.

Voldemort a pris le pouvoir, tout le monde magique est en émoi. Dans une société ressemblant à un état totalitaire, où le pouvoir est entre les mains d’un seul homme et ceux qui l’appuient (les Malfoy, l’horrible et hystérique Bellatrix, la sadique Dorothy Umbridge, Severus Snape, et tant d’autres), trop de gens sont heureux de pouvoir régler des comptes personnels, assouvir des petits vengeances mesquines, les non-sorciers sont déportés vers Azkaban après avoir été torturés physiquement et moralement.

L’« armée de Dumbledore » est dissoute (du moins en apparence), tout comme l’Ordre du Phénix. La tête d’Harry Potter est mise à prix. Tous ceux qui le touchent de près sont poursuivis voire persécutés ; pourtant la résistance s’organise, la rebellion gronde dans le monde des sorciers.

Harry voudrait mener seul la mission que lui a confiée Dumbledore mais c’est oublier les fidèles Ron et Hermione. Ce sont des amis « à la vie, à la mort », et c’est surtout cette mort que redoute pour eux leur ami. Pourtant, leur odyssée commence afin de retrouver les objets maudits dans lesquels Voldemort, alias Tom Riddle, a mis un peu de lui afin de ne jamais être détruit.

La cicatrice d’Harry le tourmente tant et plus, le lien entre lui et l’infâme Dark Lord semble de plus en plus fort et le malheureux adolescent a l’impression de sombrer dans un abîme de souffrances. Courageusement, il poursuit la quête des objets maudits, en regrettant ceux qu’il aime, qu’il a dû abandonner pour leur propre sécurité comme la jeune Ginny, la sœur de Ron, qu’il aime tendrement.

Il n’est guère au bout de ses tourments dans sa toute dernière aventure avant l’affrontement final contre le Mal. Il va aussi apprendre bien des choses sur son mentor ; il va aussi découvrir que l’ « héritage » des « reliques » précieuses léguées par Dumbledore est une terrible tentation de toute-puissance.

Bien des amis seront blessés ou disparaîtront dans cette ultime bataille du Bien contre le Mal.

Ce tout dernier opus des aventures du jeune sorcier et ses amis se lit comme un passionnant thriller. Au cours des sept années depuis la parution du premier tome, chaque volume basculait peu à peu vers le côté obscur de la magie. Ici on est complètement dans le « roman noir » absolu.

J. K. Rowling fait parfaitement partager au lecteur les tourments et les souffrances des protagonistes jetés dans une véritable tourmente totalitaire, leurs luttes parfois dérisoires contre le mal omniprésent.

Elle nous brosse l’image d’une dictature, livrée aux adeptes d’un « sang pur » (ça vous rappelle quelque chose ?) où toutefois la résistance s’organise, où des « justes » tentent d’aider les persécutés. Il m’a été impossible de ne pas penser à de nombreuses reprises au nazisme, mais peut être suis-je un peu trop marquée par l’une des pages les plus monstrueuses de l’histoire de l’humanité.

Ce septième épisode des aventures d’Harry Potter est, de loin, mon préféré en raison de la puissance et de la dimension des personnages.

Voici donc le volume à lire et à relire car la magie de l’auteure, son superbe style d’écriture, le vocabulaire particulièrement soigné, opèrent à la perfection. De plus les surprises succèdent aux rebondissements à un rythme des plus soutenus.

Félicitations Mrs. Rowling pour avoir tenu vos lecteurs en haleine depuis sept ans. C’est du grand art.


  • Harry Potter and the Deathly Hallows  19 juin 2008

    Ce livre est absolument génial. Plus aboutit que les autres.

    Ravie de voir que chaque détail ne fait pas l’objet d’une longue description...

    Par contre l’épilogue est décevant, cela donne l’impression d’une fin baclée !


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  • Harry Potter and the Deathly Hallows  2 septembre 2007, par JCS
    ceux qui croient que l’Anglais est une langue simple, voire rustique que l’on peut parler avec 600 mots, sont/ seront/ont été surpris par la richesse du vocabulaire des textes des 7 tomes Harry Potter ! Pas facile de bien sentir les nuances et la richesse des textes ecrits par JK Rowlings quand on n’est pas anglais ( et meme quand on est Anglais peut-etre !). JCS Lyon
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    • Harry Potter and the Deathly Hallows 11 mars 2008, par Justine
      Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi je trouve que l’on pourrait lire Harry Potter 7 en premier que ça ne changerait rien. Le tome 7 est un livre à part entière et c’est ça qui fait son charme.
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      • Harry Potter and the Deathly Hallows 25 octobre 2008, par thebestjb

        Attention, ceux qui n’ont pas lu tous les tomes d’harry potter, s’abstenir !Des indices sont coulés dans ces lignes pour ce qui savent lire au delà.

        Je ne suis pas d’accord, surtout pour le 5, 6 et 7 où l’histoire se suit réellement. On peut comprendre les grandes lignes de l’histoires car elle a tout de même son intrigue mais pour l’histoire des Horcruxes, de la prophétie ... il faut avoir lu les 5/6/7 pour tout comprendre. Tandis que les 1/2/3/4(c’est dans le 4 qu’il devient impératif de tout lire) l’histoire est compréhensible car dans ces tomes, JKR ne fait que des allusions qui, si on les relit, sont expliquées dans les 5/6/7. Ainsi, on comprend l’histoire du journal intime par exemple qui, lors de la sortie du tome 2, n’avait aucun rapport avec le tome 1. Alors quand tu dis que l’on peut arriver comme un cheveu sur la soupe dans la saga, je suis contre. On ne comprendrait que la grande intrigue mais tout le charme de JKR, c’est de mélanger les indices dans chaques tomes. Le médaillon, on en parle rapidement dans le 5 et on revient dessus plutard ...


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