Femme qui tombe du ciel de Kirk Mitchell

Polar et culture amérindienne, bon cocktail !

Femme qui tombe du ciel

Le samedi 10 décembre 2005 par channe01

Le polar amérindien ou le polar « native » n’est pas seulement l’oeuvre de Tony Hillerman. Ils sont nombreux ceux qui investissent ces territoires où les rêves accompagnent les réalités de la vie. Mais il est vrai que Kirk Mitchell se détache du lot, dans le sens où il ne se limite pas à la découverte d’une seule ethnie mais de plusieurs via ses enquêtes dans différents territoires indiens.

Justement, dans cette enquête, il est question de territoires que les natives tentent de récupérer avec l’assentiment de la cour suprême depuis 1985. Problème, ils sont situés dans l’état de New York. Donc pas question de rendre des terres inoccupées, il n’y en a pas. Les « iroquois » selon notre terminologie de blancs, les Oneida selon les natives ont gardé des documents et peuvent revendiquer des terres ou des indemnisations légalement. Il reste que les occupants actuels se sentent légitimés par 200 années d’occupation et de développement et ne veulent rien entendre. Quant aux natives, respectueux de la tradition, les indemnisations ne peuvent compenser ce qu’ils ont perdu, leur culture, leur langue, le respect de certaines terres sacrées. D’où des morts mystérieuses à élucider et un nouveau couple d’enquêteur à découvrir. Emmet Parker, Comanche d’origine et Anna Turnipseed, Modoc, l’un travaille au Bureau des affaires indiennes, l’autre au FBI.

Et l’ensemble, le tout, les crimes, les légendes, l’histoire du peuple Oneida, tout cela m’a entraîné tard dans la nuit.

Polar ethnologique, polar actuel, frissons garantis et du savoir en plus... J’en redemande. J’ai déjà lu du même auteur « Danse de deuil » et « La malédiction des ancêtres » , je vais me mettre en quête de « la morsure du lézard.

Je pourrai me « patienter » plus aisément entre deux Tony Hillerman.

Editions du Rocher