Fahrenheit 451 de Ray Bradbury

Fahrenheit 451

Le dimanche 24 juillet 2005 par Arwen

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume . Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif . Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

Un excellent ouvrage qui vous fait froid dans le dos. Cet œuvre a été écrite à la fin des années 40, Bradbury porte un regard visionnaire sur la technologie, la société et l’évolution des mentalités. La télévision rentre dans les chaumières et Bradbury parle déjà d’écran géant accroché au mur, des écouteurs qui se placent dans les oreilles pour écouter de la musique.

Bradbury parle également de l’individualisme, du manque de communication des individus à cause de la technologie, et que le seul contact que les personnes ont entre eux se fait par l’intermédiaire de ces écrans géants qui sont placés sur les murs du salon .

Un extrait : « je bazarde les enfants à l’école neuf jours sur dix . je n’ai à les supporter que trois jours par mois à la maison ; ce n’est pas la mer à boire. On les fourre dans le salon et on appuie sur le bouton. C’est comme une lessive ; on enfourne le linge dans la machine et on claque le couvercle . »

Edition : Folio SF, 213 pages