Face à l’anorexie, le visible et l’invisible de Virginie Megglé
Les mots de la faim

Le dimanche 8 juillet 2007 par virginie
Alors que la polémique autour des mannequins exclus des podiums en Espagne a sensibilisé le public sur l’anorexie, Face à l’anorexie, le visible est l’invisible de Virginie Megglé vient de paraître aux Éditons Eyrolles
L’approche de l’anorexie dans cet ouvrage qui sort aujourd’hui en librairie en donne un éclairage nouveau à travers lequel une majorité de personnes peut se sentir concernée. Qu’elles aient souffert d’anorexie ou qu’elles en aient connu l’épreuve à travers des personnes de leur entourage.
En plein débat sur la maigreur des mannequins, il est important de reconsidérer le regard porté sur l’anorexie sans renforcer les sentiments d’exclusion et de culpabilité que ressentent ceux qu’elle atteint. Mieux les comprendre, en veillant à ne pas les stigmatiser comme s’ils étaient fautifs d’une maladie face à laquelle ils se sentent d’abord bien impuissants peut les aider à mieux s’accepter et de ce fait à mieux se soigner et se prendre en charge. À lire ce livre on comprendra que le refus de se nourrir plutôt que d’être considéré comme un chantage exercé sur l’entourage doit être entendu comme une impossibilité à s’alimenter et à avaler ce qui ne peut être avalé sinon au prix de souffrance qui parfois s’avère insupportable.
La quatrième de couverture de ce livre donne un aperçu de son contenu ainsi que de la trajectoire de l’auteur :
« On ne la reconnaît plus. On ne comprend pas comment "c’est arrivé". On n’a rien vu venir. Pourtant le mal est là, qui crie à travers un corps qui s’efface. » L’anorexie inquiète et déstabilise un entourage réduit à l’impuissance. Quel est ce mal qui pousse à se détruire ? Comment ne pas désespérer ?
Avec pudeur et délicatesse, ce livre éclaire les souffrances qu’implique l’anorexie pour celle ou celui qui la vit au quotidien, mais aussi pour l’entourage qui la subit. Il nous invite à dépasser nos peurs pour entendre ce que l’anorexie, telle un langage, cherche à nous dire. Les nombreux témoignages recueillis par l’auteur portent un message d’espoir : patience, amour et prise de conscience des rôles de chacun dans la famille peuvent briser le cercle de la souffrance. Ainsi, à travers l’épreuve et grâce à elle, les relations familiales se réajusteront, plus sainement, plus équitablement.
Virginie Megglé est psychanalyste en région parisienne. Ayant elle-même souffert d’anorexie, elle nous livre ici le fruit de son expérience. Elle est notamment l’auteur de Couper le cordon, chez le même éditeur.
Une tribune sur l’anorexie est ouverte en ligne : http://www.psychanalyse-en-mouvement.net/anorexie :voix.off/index.php
