Esperanza et ses saints de Maria Amparo Escandón

Esperanza et ses saints

Le mercredi 18 août 2004 par catherinem

Esperanza est une femme encore jeune, et surtout encore belle. Bonne cuisinière, elle pleure devant son four hyper encrassé sa fille qu’elle vient de perdre. C’est là que le premier miracle se produit : sur la vitre graisseuse lui apparaît san Judas Tadeo qui lui affirme que non, sa fille n’est pas morte !

D’apparition en apparition, Esperanza croit comprendre que sa fille a été enlevée pour être prostituée et décide de partir à sa recherche, ne reculant devant aucun sacrifice. A Tijuana d’abord, la maison rose présente une bien étrange chambre écarlate toujours fermée à clef et qu’Esperanza soupçonne très fortement de retenir sa fille prisonnière. Elle enquête discrètement tout en jouant la-pute-de-luxe-à-la-chasteté-jamais-atteinte. Mais hélas, la déception sera rude le jour où elle découvrira le secret de cette pièce.

Qu’importe ! Toujours plus fort, toujours plus loin, Esperanza se lance à l’aventure là où elle lui dicte d’aller !

Esperanza se déshabille le jour pour des messieurs bien voyeuristes et regarde jouer au catch le soir...

Bon, finalement toutes ses péripéties se révèleront bien inutiles et elle reviendra pour son plus grand bonheur à son point de départ, mais au moins sur la route elle aura croisé un ange d’une autre espèce qui lui sera bien agréable pendant encore longtemps...

Esperanza et ses saints présente l’attachement à la religion de tout un peuple et les sacrifices qui pourraient être commis en son nom. En dépit d’une descrition pas toujours flatteuse de la société mexicaine, c’est un roman plein d’humour et de fantaisie, plein d’amour et de douleur aussi. Et surtout, sa lecture est complètement jubilatoire, à lire donc.