End in Tears de Ruth Rendell

End in Tears

Le dimanche 28 octobre 2007 par Sheherazade

Lorsqu’une nuit, un énorme bloc de ciment tombe sur la voiture des Ambrose, une voiture grise, le police conclut à un accident.

Quelques semaines plus tard, la très jeune Amber Marshalson, la fifille à son papa, jeune mère célibataire n’hésitant pas à laisser son bébé aux bons soins de l’épouse de son père, est brutalement assassinée de coups de brique à la tête et ce dans le jardinet la maison où le père l’a trouvée, lui qui n’arrivait pas à dormir tant qu’elle n’était pas rentrée. Là c’est sûr qu’il va beaucoup moins bien dormir car il est évident qu’il s’agit d’un meurtre.

Lorsque l’inspecteur en chef Wexford et toute son équipe interrogent les éventuels témoins, une personne parle d’un homme dans un survêtement à capuchon. Bref, un indice qui pourrait s’appliquer à n’importe qui !

D’autant plus que le père de la victime n’arrête pas de dire que sa pauvre petite fille était pratiquement une sainte... Une sainte adolescente qui avait tout de même un bébé hors mariage, mais là encore pour le père, ce sont les autres. Pour la belle-mère de la victime par contre, Amber était une véritable peste, vivant aux frais de sa famille, n’hésitant pas à abandonner son enfant.

Pourtant, après interrogatoires, il apparaît que la voiture qui suivait celle où a atterri le bloc de béton précédait celle d’Amber, qui elle aussi roulait dans un véhicule gris métallisé. Là, pour les inspecteurs, deux et deux font quatre et il semble que ce soi-disant accident était en fait un premier essai d’assassiner la jeune femme.

Peu après, une copine d’Amber disparaît, que l’on va aussi retrouver morte ; lorsque les inspecteurs interrogent les familles de milieux très différents, ils se demandent comment ces deux jeunes femmes d’éducation différente aussi aient pu devenir amies ; il semblerait, d’après la sœur de l’autre victime, qu’elles se seraient associées. Associées, soit ... mais dans quel domaine ? Pour Mike Burden, le collègue et ami de l’inspecteur Wexford, il ne peut s’agit que de drogue.

Pendant que tous les inspecteurs interrogent ou surveillent les suspects éventuels, dont notamment le frère d’un entrepreneur immobilier, l’inspecteur en chef Wexford a quelques problèmes familiaux ; sa fille Sylvia, divorcée, a accepté d’être mère porteuse pour la nouvelle compagne de son ex-mari : l’épouse de Wexford en est tellement bouleversée qu’elle bat froid à tout le monde.

Il y a aussi de nouveaux membres dans son équipe qui ont également quelques problèmes personnels, heureusement cela n’influence pas le cours de leur travail.

Plus les enquêteurs creusent afin de déouvrir le ou les coupables, plus une affreuse vérité commence à se faire jour, non seulement au sein de la communauté de Kingsmarkham mais également en ce que les deux adolescentes avaient concocté. Beaucoup de gens vont souffrir des conséquences de leurs actes, de leur avidité.

J’ai éprouvé une certaine déception avec « End in Tears » ; je n’ai pas retrouvé dans ce polar, assez court au demeurant, l’intensité psychologique à laquelle Ruth Rendell m’a habituée. Pour d’autres lecteurs, il s’agit de l’un de ses meilleurs polars ... ils devraient lire « Simisola » ou «  Babes in the Wood ».

Par ailleurs, l’ambiance au sein du commissariat m’a fait pensé à d’autres polars lus récemment (surtout ceux de Kate Ellis) comme la relation entre la jeune sergent et un collègue. Le fait aussi que désormais, pour être politiquement correct, il faut engager les femmes et minorités ethniques. La jeune sergent Hannah Goldsmith, féministe enragée, fait d’ailleurs fortement penser à Rachel Tracey, la jeune détective-sergent amoureuse de son chef direct, le policier jamaïcain Wes Peterson.

Bref, un bon exemple de procédure policière, mais peu d’intensité, il manquait ce petit quelque chose qui me fait me passionner pour un polar.