Death of a Snob de M.C. Beaton

Death of a Snob

Le mercredi 24 août 2005 par Sheherazade

Bientôt Noël, fête catholique d’origine païenne, ô combien peu appréciée par les presbytériens écossais. Hamish Macbeth, malgré un épouvantable rhume qui le laisse quasi pour mort ( ?!), accepte de rendre service à l’ex-amour de sa vie et se rend dans le centre de beauté de Jane Wetherby convaincue que l’on a attenté à sa vie et que l’on recommencera.

Lorsqu’il arrive à Eileencraig, dans les Hébrides, il découvre une construction de style typiquement espagnol, qui fait quelque peu tache dans ce décor rude, parmi les pêcheurs et les autochtones, tous totalement hostiles à la jeune femme, de plus l’île est plutôt lugubre en cette période de l’année.

L’hostilité surprend le jeune policier, remis sur pied grâce à la perspective d’un séjour avec repas de Noël gratuit : on peut être opposé à la fête de Noël, mais on n’en reste pas moins écossais ; le centre de remise en forme offre du travail aux habitants en pleine saison, cela ne devrait donc pas susciter un tel mécontentement, mais après tout Jane Wetherby est une « étrangère » aux yeux des habitants du lieu.

Il n’y a pas que les habitants qui soient désagréables, l’ambiance parmi les invités de la propriétaire n’est pas particulièrement festive non plus ; ils ne semblent s’apprécier que très modérément. Une invitée a le don de rendre l’ambiance insupportable, il s’agit d’une jeune femme affichant avec force des opinions de gauche particulièrement radicales, ayant un avis négatif sur tout elle parvient à gâcher le plaisir de chacun, heureusement il y a une jeune veuve, auteure à succès de livres de cuisine et qui a pris le dîner de Noël en charge. Lorsque la snob gauche-caviar se fait assassiner lors d’une promenade, Hamish Macbeth après avoir pensé tout d’abord qu’il s’agissait d’une méprise et à Jane qu’en en voulait- la morte portant le manteau de son hôtesse - le jeune policier fait appel à la police officielle, lui était supposé être en vacances. En compagnie d’Harriet, Macbeth va mener sa propre petite enquête et découvrir comme toujours le pot aux roses.

Alors qu’en général je savoure les aventures du jeune policier écossais, l’un des deux personnages-clés des polars de M .C. Beaton, j’ai été assez déçue par le manque d’humour de cette enquête. La caricature de la femme de gauche, pontifiante et excessive à souhait dans ses convictions, est très bien étudiée, mais les autres personnages de cette histoire (très courte heureusement) sont fallots, l’ambiance du livre est aussi morose que celle de l’île où ils résident pour le week end. Le moment le plus drôle du livre est au début, lorsque Hamish Macbeth se lamente pour un simple rhume ; j’ai reconnu là quelques messieurs de mon entourage.

Le mystère policier proprement dit était bien amené par contre, le motif en étant assez original. Cependant l’ensemble du livre m’a déçue.