Death at Whitechapel de Robin Paige

Death  at Whitechapel

Le dimanche 21 novembre 2004 par Sheherazade

Les crimes de Jack l’Eventreur n’ont pas entièrement fini de défrayer la chronique en cette année 1898, soit dix années après leur monstrueuse découverte et le classement de l’affaire. Jennie Jerome Churchill, veuve du duc de Marlborough, mère du futur héros de la seconde guerre mondiale, vient de recevoir une lettre anonyme l’enjoignant à payer si elle ne souhaite pas que la presse reçoive la preuve que son défunt mari était l’Eventreur !

De quoi détruire évidemment la carrière militaire des fils Churchill, or le jeune Winston est - à cette époque de sa vie - un très jeune homme rêvant plaies et bosses, ayant un certain goût pour les plaisanteries d’un goût souvent douteux et surtout bourré de dettes.

L’affection de Lady Churchill pour ses enfants est immense et c’est la raison qui la pousse à demander de l’aide à son amie, Lady Kathryn Sheridan. Kate en informe son mari, Charles, cinquième baron de Somersworth et détective-amateur afin qu’ils puissent aider à découvrir l’auteur de cet odieux chantage.

Pour l’instant, Lord Sheridan, pair d’Angleterre et photographe célèbre, se passionne pour les nouvelles techniques scientifiques susceptibles d’aider la police à trouver les criminels.

De son coté, Lady Sheridan écrit, sous un pseudonyme, des nouvelles policières que publie la revue créée par Jennie Churchill. Elle va donc tout mettre en oeuvre pour aider son amie aussi efficacement que possible ; il lui faudra se hâter car cette dernière est soupçonnée du meurtre d’un homme qui semblerait être le maître-chanteur. Mais si c’est le cas, pourquoi d’autres lettres de chantage arrivent-elles ?

Des bas-fonds londoniens aux bals de la Cour, nos amis chercheront des preuves afin de connaître l’identité réelle de Jack l’Eventreur, dont chacun s’entend à dire qu’il était un proche de la couronne d’Angleterre. Y a-t-il réellement eu complot pour assassiner les cinq malheureuses prostituées qui se connaissaient ? Qui donc était ce monstre qui découpait les corps avec une maîtrise tout médicale ? Pendant que les Sheridan s’activent dans les rues de Londres, leur excellente cuisinière fait également face à un chantage exercé par son plus que malhonnête mari, sorti de prison.

Comme toujours, les auteurs de la série "Death at ...." combinent habilement vérité historique et fiction.

La théorie du complot maçonnique avancée par le couple Robin Paige est intéressante et se base sur des recherches effectuées par des journalistes de la BBC pour un docu-drame ; la théorie est basée sur le rapport de Malvyn Fairclough, auteur d’un essai établissant que le leader du "gang de l’Eventreur" était bien le duc de Marlborough. Selon Fairclough les assassins étaient au moins au nombre de 5 et leur but était de protéger la monarchie puisque le fils du Prince de Galles, petit-fils de la Reine Victoria, était impliqué dans cette sinistre affaire.

Quant à Jennie Jerome Churchill, fille d’un richissime courtier américain, épouse du duc de Marlborough, cousin de la couronne tombé en disgrâce en cour, elle était célèbre pour sa vivacité d’esprit, ses dettes énormes et son extraordinaire beauté, attirant tous les hommes y compris ce coureur de jupons qu’était le Prince de Galles.

Les remariages successifs de Lady Churchill avec des jeunes gens à peine plus âgés que ses fils lui valurent l’opprobe de la noblesse victorienne prompte à s’offusquer de ce qui ne la regardait pas.

D’un caractère peu soucieux du qu’en dira-t-on, Lady Churchill se lança dans diverses entreprises audacieuses pour une femme de son époque, à commencer par son excellent magazine littéraire ; ensuite - bien avant Disney - elle se lança en 1911 dans la création d’un parc récréatif à thème élisabéthain, en plein centre de Londres, avec réplique exacte du bateau de Sir Francis Drake et joutes d’époque.

L’une de ses entreprises la plus remarquable et caractéristique de la réelle bonté de cette femme, de son souci d’aider ceux qui souffrent, fut certainement l’aide et l’énergie qu’elle mit en oeuvre afin d’obtenir les fonds et le matériel nécessaire à créer un bateau-hôpital pour soigner les malheureux blessés au cours de la guerre des Boers.


  • Death at Whitechapel  16 mars 2008
    non traduit en français, alors pourquoi apâter les lecteurs ?
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