Death and Restoration de Iain Pears

Death and Restoration

Le dimanche 11 septembre 2005 par Sheherazade

Dans la torpeur romaine, Jonathan Argyll, ayant temporairement abandonné ses activités de négociant d’art, s’amuse à donner quelques cours dans une école privée et y prend goût. Ce qui le dérange un peu plus, c’est que sa chère et tendre future épouse, Flavia di Stefano soit rarement à la maison pour une soirée avec son futur mari.

Pendant ce temps, Taddeo Bottando, chef de la Brigade des Vols d’œuvres d’art et accessoirement de Flavia, espère terminer sa carrière pépèrement installé dans son bureau pendant qu’elle fait tout le boulot extérieur. Bientôt la retraite ! hélas la direction ministérielle ne l’entend pas ainsi, au vu et au su des récents succès de la Brigade, il est appelé à occuper un poste bien plus important ; l’interim est assuré par Flavia en attendant un nouveau boss. A moins qu’elle ne reprenne le flambeau du chef ? Avec toutes les petites mesquineries attachées à ce job, face aux politiciens de tout genre ... Très peu pour elle, mais pas vraiment enchantée non plus d’avoir un nouveau patron.

C’est dans cette atmosphère un peu tendue que débarque une vieille connaissance des Argyll-Di Stefano ; la voleuse d’œuvres d’art, championne toutes catégories puisqu’elle n’a jamais pu être arrêtée : Mary Verney. Dont la petite-fille a été enlevée par Mikis Charanis, un jeune grec très riche et bien décidé à s’approprier un très jolie icône se trouvant au monastère San Giovanni. La malheureuse grand-mère qui ne souhaitait nullement poursuivre une carrière pour laquelle elle se sent trop âgée doit donc reprendre du collier.

Pour l’icône un homme déjà est mort et un des pères du monastère lutte contre la mort à l’hôpital. Argyll et di Stefano vont donc une fois de plus collaborer afin de démasquer l’assassin, retrouver l’icône qui a une immense valeur pour le monastère et les fidèles, pendant que de son côté Mary Verney tente de sauver la vie de sa petite-fille, sans pouvoir en parler à la police.

Le scenario qui démarrait plutôt bien, part un peu dans tous les sens vers le milieu de l’histoire et bien que l’on se passionne pour l’histoire de l’icône qui aurait été peinte par Saint-Luc en personne, on se retrouve bien vite à espérer que l’auteur terminera bientôt ses diverses entourloupes. Les personnages quant à eux sont toujours traités avec un humour gentil, permettant tout de même au lecteur de sourire de temps en temps. Une déception tout de même que cette aventure-ci.