Dans la dêche à Paris et à Londres de George Orwell

Une exploration des bas-fonds de la société

Dans la dêche à Paris et à Londres

Le samedi 22 mai 2004 par Dadoo

Eric Blair (aka Georges Orwell) s’est retrouvé dans une situation difficile pendant l’entre deux guerre. Sans argent il a arpenté les rues de Paris et de Londre, "Dans la dêche à Paris et à Londres" est le récit de ces années de vache enragée.

Issue d’une famille de britanniques d’Inde, Orwell n’était sans doute pas destiné à cette "déchéance". Son récit n’en a que plus de valeur. Son regard d’homme éduqué sur les miséreux est plein de justesse.

A Paris il apprend les combines liées au Mont-de-Piété et il apprend ce qu’est la faim réelle et comment elle peut empêcher un homme de faire surface. Finalement employé dans un grand palace parisien il y apprend les conditions du petit prolétariat, corvéable à merci, travaillant 15 heures par jour avec comme seul horizon la cuite du samedi soir et la bonne nuit de sommeil qui la suit...

A Londres il va partager le quotidien des cheminots, échouant d’asile miteux en asile miteux en cherchant quelques shillings pour survivre.

Son histoire tente de démonter les préjugés contre les cheminots et les ouvriers. Sans tomber dans le mélodrame il montre à quel point ce sont les circonstances qui font réagir ces hommes et pas un quelconque "mauvais fond".

J’ai été un peu gêné à la lecture de certains passages de Dans la dêche à Paris et à Londres, où Georges Orwell semble traîner un peu du côté du racisme et de l’anti-sémitisme primaire. Sans jamais s’y rouler il fait tout de même quelques réflexions un peu à la limite de l’acceptable.

En dehors ce cela son propos est clair, peut être un peu faussement naïf mais diablement efficace, surtout pour une époque où la bonne société devait se sentir très loin de ce qu’Orwell décrit.