D’un bord à l’autre de Armistead Maupin

D’un bord à l’autre

Le mercredi 9 mai 2001 par Dadoo

La suite des Chroniques de San Fransisco qui vient de sortir en poche. Le cinquième opus se passe dans les années 80 bien sûr à San Fransisco.

Tous ceux comme moi qui lisent les aventures de Mouse et de Mary-Ann en livre de poche attendait le cinquième tome avec impatience. On est pressé de retrouver la bande de San Fransisco.

Dans ce tome on retrouve toute la bande et l’histoire est centrée sur Brian et sur Mouse. Le style est toujours enlevé et le ryhtme binaire des chroniques (une histoire puis au moment du plus grand suspense on retoure à l’autre histoire etc...) fonctionne toujours aussi bien...

Cependant le fond des chroniques semble partir en eau de boudin... déja le quatrième tome était moins riche en action que les trois premiers mais alors la il ne reste vraiment pas grand chose.
C’est vrai que l’action se passe dans les années 80 et que l’auteur n’a du guère apprécié cette époque qui a décimé l’univers gay de San Fransisco avec le SIDA. Du coup les héros ne sont plus que des 68-arts sur le retour et les folies sexuelles de Mouse se limitent à une partie de branlette collective devant un film de cul...
De plus on n’a plus non plus le souffle épique du deuxième épisode car ici l’aventure se résume à une entrée frauduleuse dans un camp de business-men jouant les boys scouts... bof...

Certes j’ai toujours envie de lire la suite car les personnages sont toujours attachants mais je pense aussi qu’il est temps que se termine les Chroniques car Mary Ann en pseudo star médiatique me semble moins intéressante qu’en petite provinciale perdue à S.F.


  • Re : D’un bord à l’autre - Armistead Maupin  14 mai 2001, par doud
    Ouf ! Enfin, on retrouve la petite équipe telle qu’on l’avait appréciée au début : pas d’histoires rocambolesques du Mexique à la frontière russo-américaine, juste quelques bonds de huis clos en huis clos, dialogues acides ou délires existenciels... Car rien à dire, ce tome est bel et bien axé sur les frontières, thème récurrent des Chroniques, et ces territoires détenus par les minorités dominantes (les malheureux business-men WASP -et hétérosexuels va sans dire- en mal de soumission), ou ces autres territoires revendiqués par encore d’autres minorités, qu’ils soient escaliers en bois ou désir de reconnaissance.

    Certes, "df" pourrait regretter la petite Marie-Ann naïve et provinciale par rapport à la star médiatique sus-nommée, mais comme elle brille surtout par son absence, aussi bien dans le fil narratif que dans la tête de son mari, qui veut peut se focaliser sans relache sur nos héros masculins émasculés par leurs femmes ou le SIDA, et sur ces touchantes dames en quête de cul, de seins ou de hamburgers...

    Qui a dit que les années 80 seraient les années de toutes les frustrations ? Ben, n’essayons pas de remettre cela en 2000...
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