Cure mortelle à Abano de Christopher Carter

Cure mortelle à Abano

Le mercredi 13 octobre 2004 par Sheherazade

Les bains de boue d’Abano-Terme sont célèbres depuis l’Antiquité ; le poète Pétrarque, l’historien Tite-Live, Dante, Byron, Goethe, Mozart, Stendhal et bien d’autres bénéficièrent des multiples qualités curatives de la boue. C’est dans cet endroit considéré comme presque "magique" dans la région que choisit de mourir l’homme d’affaires sans scrupules qu’était Winlock Taintrope.

Choisit ... voire ! Au départ la police italienne pense que la mort est due à la boue, ce qui sera une catastrophe pour Abano et l’hôtel Euganei. L’enquête a été confiée au Superintendant Angus Dodson de Scotland Yard, qui fait appel à son ami Lord Percival Kilvanock, criminologue et érudit. Cette fois ils emmènent le médecin-légiste Melrose, ami du lord et de la vodka ! Sur place le légiste a vite fait de prouver que la mort n’est nullement accidentelle et que la boue est complètement hors de cause. Par contre il prouve que le raider a bel et bien été assassiné.

Cette immixtion des Anglais dans son enquête n’est nullement du goût du commissaire Gaudeo, mais Lord Kilvanock est passé maître dans l’art de la diplomatie. Si la réputation de la boue et de l’hôtel est sauve, il faut à présent découvrir le ou la coupable parmi les curistes suspects et les membres du personnel soignant. Il s’avère que la plupart de ces personnages ont eu des problèmes avec la victime. La police, soucieuse de ménager les célébrités, inculpe Angelo Bardini, chef des soins ; Kilvanock vient à son secours et poursuit une enquête relativement compliquée ; nos deux amis sont heureusement de fins limiers et c’est au moment où ils pensaient devoir renoncer à trouver le coupable qu’un petit indice met Kilvanock sur la bonne voie.

J’ai bien aimé l’ambiance de cette aventure policière du tandem Kilvanock/Dodson ; ils offrent un savoureux contraste de par leurs qualités physiques et personnelles. Cependant, le style d’écriture de Christopher Carter devient un peu répétitif : dialogues nombreux, descriptions peu développées, personnages riches systématiquement arrogants et agressifs et personnages pauvres systématiquement geignards. Cependant j’ai bien aimé le portrait de la journaliste d’extrême-gauche à la recherche de sensationnalisme... les paparazzi s’y reconnaîtront sûrement !