Crosscut de Meg Gardiner

Crosscut

Le mardi 7 août 2007 par Sheherazade

Lorsqu’elle se rend à la réunion des anciens élèves de son ancien collège à China Lake, Evan Delaney est loin de se douter qu’elle va mettre se retrouver impliquée dans les meurtres d’un tueur en série et d’une sorte de conspiration scientifico-militaire.

Pendant que les anciens et anciennes se retrouvent, se reconnaissent malgré le poids des quelques années écoulées, un tueur en série poursuit sa tâche de tueur, qu’il considère comme une mission militaire à terminer.

Evan va être contactée par des anciens de la CIA qui lui conseillent de s’adresser à son militaire à la retraite de père afin de connaître le fin mot d’une affaire qui remonte à sa jeunesse et à une excursion qu’elle fit avec sa classe dans le désert, près d’une base militaire où une explosion ravagea tout un bâtiment.

Il va falloir faire très vite, car il est évident que toute la classe est sur la liste du tueur, donc Evan est forcément sur cette liste également, elle et ceux qu’elle aime, à commencer par son fiancé.

Stephen King est peut être un grand « fan » des romans de Meg Gardiner, mais je ne rejoindrai pas le fan club de cette auteure américaine vivant près de Londres. Si le complot - qui ressemble au départ à une conspiration paranoïaque - de « Crosscut » est un bon sujet, il est traité de manière fort désagréable. La description des meurtres commis par le tueur en série, sans aucun état d’âme, avec une cruauté épouvantable, m’a littéralement rendue nauséuse au point d’arrêter la lecture de ce bouquin.

Je trouve cette manière d’écrire racoleuse, décrire les tortures infligées à quelqu’un avec une telle froideur, est réellement désagréable et voilà bien livre que je regrette non seulement d’avoir acheté mais surtout d’avoir lu dans un moment d’insomnie. Il ne m’a nullement aidée à me rendormir ! Au contraire !

Et dire qu’il y a des lecteurs qui apprécient la série mettant en scène Evan Delaney pour l’humour qu’ils contiennent ; sincèrement je me demande si j’ai le sens de l’humour lorsque je lis cela, car à part un ou deux sourires pendant la réunion des anciens élèves, je n’ai vraiment pas « éclaté » de rire comme l’un de ces lecteurs outre-Atlantique dont j’ai lu les commentaires.

Vraiment, je n’ai nulle envie de recommander ce type de livre, même si je sais qu’actuellement la plupart des thrillers regorgent de ce type de détails.

Il y a, au début du roman, une scène dans le cabinet du dentiste qui vous donnent vraiment la trouille d’encore y mettre les pieds un jour.

Il s’agit réellement d’un livre à la violence gratuite ; ce que je qualifie de « livre inutile » dans une vie de lectrice, bref une perte de temps pure et simple.