Creation in Death de J.D. Robb

Creation in Death

Le vendredi 18 janvier 2008 par Sheherazade

Dans le New York “futuriste” de 2060 le “Groom” (le toiletteur) est revenu. Ce tueur en série assassina neuf ans auparavant 4 femmes après les avoir sadiquement torturées. Puis pendant neuf ans il disparut de New York mais poursuivit ses méfaits dans 4 autres pays ; le total de ses victimes se monte à 23 jeunes femmes. Et détail odieux, le monstre grave au scalpel sur le torse des malheureuses le nombre d’heures où elles ont dégusté !

A présent que le revoilà à New York, le lieutenant Dallas est chargée de l’enquête et a bien l’intention de le coincer cette fois, car neuf ans auparavant elle était toute jeune détective, assistant à l’enquête qui reste un dossier non clôturé faute d’indices suffisants. Toutes les forces de police sont monopolisées pour l’assister, y compris son multi-milliardaire d’époux qui dispose de tout le matériel le plus sophistiqué qu’il met au service de la police.

Pendant l’enquête, entre chaque chapitre de procédure policière, le lecteur est confronté au tueur face à ses victimes ; il est fou d’opéra, d’ordre et de propreté (un trait récurrent chez les serial killers). Il accompagne les tortures qu’il inflige d’airs extraits de Puccini ou Verdi. Mais la musique qu’il préfère est celle des hurlements de douleur des victimes. Il en a déjà tué deux et vient d’enlever la troisième, selon son modus operandi habituel, il enlève la prochaine victime et la « prépare » pendant qu’il achève la précédente ! Jusqu’à cette troisième justement, plus courageuse que les autres, qui ayant compris qu’il aimait se vanter de ses « exploits » (ici aussi on retrouve un trait classique des tueurs en série) ; elle le fait donc parler autant que possible entre deux séances de torture pour gagner du temps.

Par de multiples détails sur le profil des victimes, Dallas et son équipe réalisent que les crimes ont quelque chose de personnel à l’égard de la lieutenante ; non seulement toutes les victimes sont employées dans des entreprises Roarke, mais qui plus est les victimes lui ressemblent. Le temps est compté car l’homme est terriblement astucieux, malgré le profil des victimes, peu d’autres preuves concrètes apparaissent, aussi Dallas, malgré l’opposition de tous et de son mari en particulier, décide de jouer les chèvres.

J.D. Robb (pseudonyme de Nora Roberts) multiplie les enquêtes du lieutenant Eve Dallas et de son équipe récurrente, avec plus ou moins de bonheur.

Si dans «  Creation in Death » l’enquête, la procédure policière et la mentalité et la psychologie du tueur sont intéressantes à observer, l’ensemble du roman est un peu poussif. Est-ce parce que l’histoire dont fait l’objet ce thriller est fort dramatique que J.D. Robb n’a pas voulu truffer le roman des habituels moments d’humour qui allègent un peu l’ensemble. C’est comme avec Mary Higgins Clark, d’un côté on s’ennuie un peu à lire quelque chose de « déjà vu » mais d’un autre côté, on se délasse. Sans plus, mais on n’est pas systématiquement obligé de se prendre la tête en lisant.


  • Creation in Death  25 septembre 2008, par coco

    SAVEZ-VOUS QUAND CE LIVRE SORTIRA EN VERSION FRANCAISE ?

    MERCI DE VOTRE REPONSE

    SALUTATIONS COCO


    Répondre à ce message