Club Dumas de Arturo Perez Reverte

Une enquête à l’ombre de Richelieu

Club Dumas

Le samedi 20 mars 2004 par Dadoo

Corso est un chasseur de livres : quand un bibliophile passionné a besoin d’enrichir sa collection avec un livre introuvable c’est à lui qu’on fait appel. Erudit et sans scrupules il parcourt l’Europe à la recherche de perles rares. Un jour on lui confie le manuscrit inconnu d’un chapitre des Trois Mousquetaires. Cela va l’emmener plus loin qu’il ne l’avait prévu.

On lui a aussi demandé de travailler sur un ouvrage sataniste un peu étrange "Les Neufs Portes".

Ces deux tâches vont petit à petit l’amener à visiter Tolède, Lisbonne et Paris, à la recherche des autres versions des Neuf Portes.

Au début de l’intrigue on a le droit à un mélange efficace de roman de capes et d’épée et d’enquête érudite, un peu comme dans Le tableau du Maître flamand.

L’intrigue se développe ensuite en faisant ressortir de la naphtaline les héros de Dumas : Milady, Rochefort, D’Artagnan etc.

Malheureusement j’ai trouvé que le récit était vraiment confus, comme si Perez-Reverte avait mis trop d’ingrédients sans réussi à les mélanger correctement. J’imagine que ma lecture n’était pas suffisamment attentive mais du coup le plaisir n’est pas vraiment au rendez-vous.

La fin notamment m’a particulièrement déçu, comme si une simple ficelle suffisait à annuler tous les effets des pages précédentes.

Il reste néanmoins quelques portraits intéressants de personnages qui s’intéressent au livre. Je ne suis pas sur que cela justifie tout le roman...

Roman Polanski a jugé bon d’adapter le roman de Perez-Reverte avec Johnny Depp. Dans mon souvenir il avait développé un peu plus la partie « noire » du roman et il me semble que c’était assez réussi.


  • > Club Dumas  6 avril 2004
    Moi aussi j’ai trouvée l’intrigue assez confuse et je peux t’assurer qu’une lecture attentive n’y change rien (je l’ai lu 2 fois).Le sentiment de déception est d’autant plus grand que le début parait prometteur.Quant à la fin, il vaut mieux ne pas lire les deux derniers chapitres si on veut s’éviter un sentiment de frustration (assez fort dans mon cas).C’est vraiment dommage car avec quelques passages (inutiles) en moins et une fin moins "baclée", ce roman aurait pu être presque aussi bon que Le tableau du Maître flamand.
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    • > Club Dumas 9 juin 2004, par Ludwig
      j’ai été aussi assez déçu, en particulier par la fin : le ressort "fantastique" parait vraiment trop artificiel et trop facile. Le melange des deux intrigues lui aussi parait tres artificiel...
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