Cent ans de solitude de Gabriel G. Marquez
Entre histoire et imaginaire

Le dimanche 9 janvier 2005 par Feline
Où trouver les mots qui pourraient décrire ce qu’on ressent à la lecture de ce monument de la littérature : trop foisonnant, trop complexe à résumer et impossible d’en rendre l’atmosphère pour donner envie à ceux qui ne l’ont pas encore lu de le faire.
Garcia Marquez construit une ville imaginaire, Macondo, dans un débordement délirant d’imagination et de poésie, dont on suit l’évolution sur 100 ans (de sa création à sa disparition chaotique) au travers des péripéties de la famille Buendia, entre guerres, décadence et dérives passionnelles. Mais tout n’est pas qu’invention de la part du colombien, l’histoire de son pays s’entremêle au destin hors du commun des Buendia et de la ville fictive de Macondo.
C’est magnifique, coloré, baroque et peuplés de personnages fous et décadents pour notre plus grand plaisir. Deux regrets malgré tout. Ce livre n’est pas toujours facile à suivre et il m’a semblé parfois bien long. La solitude omniprésente et un sentiment de malheur perpétuel alourdissent la lecture, ce qui en fait un conte cruel. Impression renforcée par le fait que, comme le dit Ursula (la matriarche), "le temps tourne en rond", que les événements se répètent.
Un livre qui ne se lit pas rapidement dans le train mais qu’il faut prendre le temps de savourer, par petites tranches, dans le calme.
Votre avis sur ce livre
- > Cent ans de solitude
9 janvier 2005, par bouquinovore
En effet, ce texte est magnifique, mais sa lecture paraît parfois tellement longue ! Et il y a tellement de personnages, qui portent en plus tous le même nom ! Toutefois, si durant la lecture, l’histoire est plutôt embrouillée dans la tête du lecteur, elle est si bien ficelée que même une année après, on s’en souvient, et les éléments reprennent leur place, tout s’éclaircit. Comme si la magie qui habite le livre opérait sur celui qui la lit...
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