Ce qui mordait le ciel... de Serge Brussolo

Ce qui mordait le ciel...

Le samedi 15 octobre 2005 par Mario_Heimburger

C’est raffraîchissant de lire un roman de SF "Old school". C’est en tout cas ce qui vient à l’esprit à la lecture de ce court roman (200 pages) qu’on pourrait facilement comparer au cycle de Tschaï de Vance.

L’histoire : un employé d’une entreprise de pompes funèbres est envoyé sur un planète pour vérifier les conséquences d’une erreur. En effet, voilà 50 ans, un produit permettant d’entourer un cadavre d’un cercueil de cristal incassable dès la mort du porteur a été injecté par erreur à de gigantesques mamifères de la taille d’une maison... La masse de cristal étant fonction de la masse du porteur, la compagnie s’attend à des conséquences dramatiques.

Et en effet : la planète cible, qui n’a pas de contact avec le reste de la galaxie pour cause de sous-développement, doit faire face à l’invasion de la surface par des montagnes de cristal.

Brussolo nous conte les aventures de cet employé modèle (sans vraiment de relief, c’est un peu dommage) et ses rencontres avec les différentes façons (toutes folles) qu’on les autochtones de réagir à cette menace : philosophies nihilistes, solutions délirantes, accomodation extrême, c’est un petit inventaire qui est dessiné là.

On regrettera toutefois que cette idée intéressante d’une catastrophe écologique ne trouve pas réellement de conclusion, le roman s’arrêtant un peu brusquement sans proposer de véritable fin, mais l’auteur a pris le parti de l’aventure, des péripéties et de l’action. Il n’y a donc que peu de place pour la réflexion que le lecteur est priée de faire tout seul (non mais, déranger un auteur pour ça, quelle idée !).

Bref, ça se lit bien, c’est divertissant, mais ça ne casse pas trois pattes à un mouton. Pour autant, un vrai livre de vacances pour ceux qui aiment la SF sans prise de tête...