Blanc chemin de Viviane Moore

Blanc chemin

Le lundi 24 mai 2004 par Sheherazade

Il fait très froid sur les chemins de Compostelle en ce mois de mars 1146 ; cela n’empêche pas les pélerins d’être nombreux dans la ville du Puy pour assister à la bénédiction qui précède leur départ vers Santiago.

Galeran de Lesneven est envoyé par le baron de Peyre afin de découvrir l’identité du monstrueux assassin qui tue et mutile de très jeunes gens, sur ses terres notamment.

Comme il semblerait que le monstre se soit joint à un groupe de pérégrins et pérégrines se rendant à Compostelle, le chevalier et Quolibet, son fidèle destrier, se hâtent de rattraper le groupe, espérant arrêter rapidement l’assassin. Dans ce même groupe, il retrouve Ronan, son frère aîné perdu de vue depuis 10 ans, ce qui ne facilité guère les retrouvailles ; Ronan traite son cadet avec condescendance et peu de gentillesse.

Il y a encore Humbert, un jacquet (c’est-à-dire un pélerin pour Compostelle) qui fait la route pour la troisième fois et sert de guide ; une famille ; la jolie Bruna, surnommée la Farouche et qui veille avec énergie et détermination sur sa maîtresse, l’étrange épouse du seigneur d’Apchon.

Juste avant que Galeran n’ait rejoint les pélerins, d’autres crimes ont été commis et le chevalier soupçonne la présence de deux meurtriers au sein du groupe.

La route de Compostelle est dure, les chemins escarpés, les montagnes peu clémentes, les rivières pénibles à traverser, surtout en cette fin d’hiver. Sans oublier le brouillard, le froid, la neige et le vent du nord, perçant comme un couteau.

En cours de route la petite troupe est accueillie dans des hostelleries et hospitalets tenus par des moines et des dames nobles, veuves et désireuses d’aider les pélerins.

Le ou les meurtriers frapperont cependant encore et Galeran ira de surprise désagréable en découverte pénible avant que qu’il ne puisse enfin mettre à jour une vérité qui laissera chacun empli de tristesse et d’horreur.

Très belle aventure du chevalier de Lesneven que ces chemins de Compostelle, où la manière de s’organiser des pérégrins du Moyen-âge est joliment expliquée. L’une de mes préférées dans la série des aventures de Galeran.


  • > Blanc chemin  18 mai 2005, par ferpel
    Vous écrivez à propos de ce roman : "Très belle aventure du chevalier de Lesneven que ces chemins de Compostelle, où la manière de s’organiser des pérégrins du Moyen-âge est joliment expliquée. L’une de mes préférées dans la série des aventures de Galeran." Non cette manière n’est pas expliquée, elles est imaginée. Ne confondez pas le travail du romancier et celui de l’historien. Vous n’enlèverez rien au charme du roman en ne prétendant pas faire oeuvre historique. Le rêve est une chose et l’histoire une autre. il faut honnêtement leur laisser leurs places respectives. cordialement Ferpel
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    • > Blanc chemin 18 mai 2005, par bastet
      où ai-je écrit qu’il s’agissait d’un roman historique ?....... quelque chose m’a échappé en cours de chemin ... pour sûr. Rassurez-vous, rêve et histoire sont bien scindés dans mon petit cerveau de lectrice
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  • > Blanc chemin  17 mai 2005, par Péricard-Méa Denise

    Il est bien dommage que ce roman soit pris comme une vérité historique. Non il ne reflète pas la réalité du pèlerinage au XIIe siècle. Les pèlerins ne venaient pas au Puy pour partir à Compostelle mais pour vénérer la Vierge Noire. Le site que j’anime :

    www.saint-jacques.info

    s’efforce en priorité de démêler le fait historique de la légende, tout en donnant une large place à cette dernière. Il ne me semble pas bon de confondre les deux, même si souvent l’histoire est née de la légende. Ceci dit, ce roman est agréable à lire, mais il n’est pas un roman historique


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    • > Blanc chemin 17 mai 2005, par bastet
      il ne s’agit nullement d’un roman historique et d’ailleurs, l’auteur ne le fait pas passer comme tel. Il s’agit d’un roman policier se passant au 12ème siècle, ayant les chemins de compostelle comme toile de fond ; ceci dit, votre rectification est intéressante.
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      • > Blanc chemin 20 mai 2005, par bastet
        renseignements pris, et ayant bien vérifié mes sources "historiques", à savoir le site consacré aux chemins de compostelle, je constate que les pélerinages ont commencé dès le Xème (dixième) siècle - je pense donc que viviane moore ne s’est pas trompée. Je peux comprendre que vous ayez probablement d’autres sources, mais madame moore est historienne et je ne pense pas que malgré la légèreté de certains détails, elle se permette à ce point des libertés avec l’histoire réelle.
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  • > Blanc chemin  31 août 2004, par Dadoo

    Je trouve aussi que le récit du pélerinage est très intéressant. On parvient à imaginer l’importance qu’avait le "Camino francese" au Moyen-Age.

    Par contre j’ai trouvé l’intrigue assez banale, particulièrement les récits liés à Ronan, le frêre du héros.

    C’était mon premier Viviane Moore et je dois confesser que je ne suis pas emballé...


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    • > Blanc chemin 31 août 2004, par bastet
      la partie liée à son frère n’était pas non plus ce que j’ai trouvé le plus intéressant dans ce roman, mais sinon, l’ensemble du roman m’a plu
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