Avant qu’il ne soit trop tard de Barbara d’Amato

Avant qu’il ne soit trop tard

Le mercredi 14 juillet 2004 par Sheherazade

Suzannah Figueroa est policière dans les bas-fonds de Chicago ; Sheryl, sa soeur, est ingénieur en informatique chez SJR Data Systems. Par le plus grand des hasards, elle ouvre un fichier informatique qui lui fait comprendre que la firme pour laquelle elle travaille ne se contente pas de créer des programmes pour les plus importantes sociétés du pays.

L’inspecteur Delgado est un spécialiste des fraudes en tous genres ; lorsque le cadavre d’un collègue est retrouvé après 5 semaines d’errance dans le lac Michigan et lorsque la soeur de Figueroa est victime d’un attentat déguisé en accident, Delgado et Suzannah (dite Suze !) vont unir leurs efforts à ceux du "Sorcier", informaticien de génie, d’autant plus que d’autres victimes vont tomber. Ils vont découvrir un complot menaçant la vie même du président des Etats-Unis, mais où des membres importants de la police et du gouvernement sont impliqués. Arriveront-ils à mettre fin aux activités d’un mégalomane assoiffé de pouvoir absolu, persuadé d’être tout-puissant puisqu’il maîtrise le flux informatique du pays ?

Cette enquête est la première de Suzannah Figueroa ; l’écrivaine des suspenses Mary Higgins Clark a nommé Barbara d’Angelo sa "dauphine" à la suite de ce roman. Personnellement, en vacances, j’aime bien le style de Mary Higgins Clark, mais j’ai été peu convaincue par sa dauphine ; le style se veut endiablé par la forme des dialogues, mais il est assez plat malheureusement. Par contre, le suspense fonctionne plutôt bien puisque l’on connaît les meurtriers dès le départ et que l’on suit les policiers dans leur course contre la montre.

Le piratage informatique - tout comme les tueurs en série - fascine les écrivains de polars ces jours-ci ; quel dommage que ce ne soit pas mieux écrit : on se croirait dans un feuilleton télé, mais ce qui passe bien en 50 minutes, est fastidieux en 400 pages ! On se prend à rêver à ce qu’un Harlan Coben ou Michael Crichton ou Robin Cook en auraient fait. Pourtant le prologue était assez amusant sur le périple du cadavre concerné par cette aventure.